Dialogue social: Le pragmatisme en réponse aux crispations

SONDAGE Le denier sondage de l'Institut CSA pour l'Institut Supérieur du Travail décrypte les attentes des salariés dans le contexte de crise sociale actuel...

Claire Planchard

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Forum pour l'emploi à Toulouse le 4 février 2013.
Forum pour l'emploi à Toulouse le 4 février 2013. — FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA

Un emploi avant tout, telle est la préoccupation majeure des Français en cette période de flambée du chômage.

Dans le cadre de négociations entre salariés et direction sur un plan de restructuration, 39% privilégieraient ainsi l’accès à la formation et la prise en charge d’une reconversion professionnelle, 32% soulignent l’importance de l’accompagnement et de l’aide à la recherche d’emploi dans le même bassin d’emploi et 14% le reclassement dans la même société en France… contre seulement 9% qui jugent la question du montant des indemnités de départ, selon un sondage CSA pour l’Institut Supérieur du Travail*.

Autre signe de pragmatisme: 54% des actifs se disent prêts à déménager pour des raisons professionnelles et 15% pour conserver un emploi. «C’est une véritable surprise. Cela montre un réel décalage entre les attentes réelles des Français et les revendications de certains syndicats de salariés» analyse Bernard Vivier, le président de l’Institut Supérieur du Travail dans un communiqué.

*Sondage réalisé en ligne, du 19 au 21 mars 2013. Auprès d’un échantillon représentatif de 1.001 personnes résidant en France âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas)

Un dialogue social jugé sévèrement

Plus de 8 Français sur 10 (86%) considèrent que le dialogue social fonctionne mal en France.

Pour améliorer l’emploi en France, ils ont plutôt confiance dans le rôle des collectivités locales (45%), mais pas dans les syndicats de salariés (36%) ou dans le patronat (19%), ni dans l’Etat (22%) ou les directions des entreprises (25%).