Quels métiers vont embaucher en 2013?

RECRUTEMENT Pôle Emploi vient de publier son enquête «Besoins en Main-d’Œuvre 2013»...

Claire Planchard (avec AFP)

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Les intentions d'embauches mesurées par Pôle emploi pour 2013, en faible progression, montrent une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique mardi l'enquête annuelle du service public de l'emploi.
Les intentions d'embauches mesurées par Pôle emploi pour 2013, en faible progression, montrent une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique mardi l'enquête annuelle du service public de l'emploi. — Fred Dufour AFP

Les métiers les plus recherchés et ceux qui connaissent les plus grandes difficultés de recrutement dans chaque secteur et dans chaque bassin d'emploi: c'est ce que cherche à débusquer chaque année Pôle emploi à travers sa grande enquête adressée à plus de 1,6 million d’établissements sur l'ensemble du territoire. Objectif : mieux aiguiller des demandeurs d'emploi vers les métiers porteurs.

Faible progression des projets d'embauche

Côté intentions d'embauches, Pôle emploi constate pour 2013 une faible progression (+0,3%) avec un total de 1.613.100 projets, récoltés auprès de 395.000 employeurs du privé et d'une partie du public, et répartis dans les 388 bassins d’emplois français (métropole, DOM et Mayotte), soit  4.400 projets d’embauche de plus qu'en 2012.

Ainsi, 18% des entreprises ont répondu à Pôle emploi qu'elles prévoyaient au moins une embauche dans l'année. Dans la moitié des cas, il s'agit d'un emploi en CDI ou un CDD de plus de six mois.

Un ralentissement (après une hausse de 4,3% en 2012) qui révèle aussi une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique l'enquête annuelle du service public de l'emploi.

Dans les régions du littoral atlantique et le sud de la France, les besoins de recrutement s'accroissent. Au contraire, dans le Nord-Est et le Centre, ils diminuent.

«Dans ce contexte de croissance ralentie des besoins en main d'oeuvre, les difficultés à recruter anticipées par les employeurs se réduisent» de plus de 2 points, note Pôle emploi. Elles concernent tout de même 40,4% des projets recueillis et un employeur potentiel sur deux.

Top 10 des métiers recherchés inchangé

Les employeurs imputent essentiellement ces difficultés au profil inadéquat des candidats (86%), avant la pénurie de main d'oeuvre dans certains domaines (60%), les conditions de travail (32%) ou une image dégradée de l'entreprise ou du métier (18%).

«Avec 14% des intentions d’embauche, l’hôtellerie-restauration constitue toujours le premier pôle de recrutement national, talonnée par les services aux entreprises (12%) et la santé-action sociale (12%)», note Pôle emploi dans un communiqué.

Les secteurs les plus porteurs restent les services (64% des projets de recrutement, +1,1%) et le commerce (11% des projets, +1,9%), devant la construction (6%, -11%).

Quant aux professions les plus recherchées (hors emplois saisonniers), le top 10 reste quasi inchangé: agents d'entretien de locaux, aides à domicile et aides ménagères, personnel de cuisine, aides-soignants informaticiens, attachés commerciaux, secrétaires, serveurs de cafés, de restaurants, infirmiers et puéricultrices, agents d'accueil et d'information et standardistes.

Cette liste, composée pour beaucoup de fonctions peu qualifiées, «illustre le poids structurellement fort des activités touristiques et des services à la personne dans le tissu économique français», explique Pôle emploi.