Prix du lait: L'accord semble proche

Avec Reuters

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La fédération française des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a proposé lundi aux éleveurs une augmentation de 5% du prix de leur lait pour les trois prochains mois, soit deux centimes par litre, pour les aider à surmonter la crise. Cette offre, qui a été présentée lors d'une table ronde organisée par le ministère de l'Agriculture pour parvenir à un accord, est conforme aux revendications des éleveurs mais elle doit encore faire l'objet de négociations avec toute la filière.

«L'objectif était de débloquer les négociations», a déclaré à la presse le ministre français de l'Agriculture Stéphane Le Foll. «Des propositions sont sur la table.» Les discussions doivent continuer en présence d'un médiateur avec pour objectif de parvenir à un accord avant la fin du mois. Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, s'est dit prêt à «aller le plus rapidement possible» mais a demandé que les céréaliers prennent leur part en transférant des revenus vers les éleveurs.

«Si on ne fait que du lait, on perd de l'argent»

Il a également demandé que les industriels s'engagent à reverser l'intégralité de la hausse à leurs fournisseurs. Les enseignes de la FCD demandent que soit mise en oeuvre une solution pérenne à cette situation en parvenant à un accord à long terme entre fabricants d'aliments pour bétail et éleveurs. «Il est impératif que les filières animales et végétales trouvent des accords de long terme pour éviter les effets d'une volatilité qui s'annonce durable», soulignent-elles.

Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a souhaité qu'un accord soit conclu dès la semaine prochaine face à l'urgence de la situation, les charges ayant selon lui augmenté de 10% l'an dernier. «Aujourd'hui, si on est producteur spécialisé, si on ne fait que du lait, on perd de l'argent», a-t-il dit.

La FNPL réclame une hausse de 2 à 3 centimes par litre pour les prix du deuxième trimestre pour absorber la hausse des charges en 2012 en attendant une augmentation des prix progammée cet été en raison de la sécheresse en Nouvelle-Zélande, l'un des plus importants producteurs de lait.