Taxe sur les transactions financières: Les marchés de finnacement s'élèvent contre

Avec Reuters

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La taxe sur les transactions financière (TTF) voulue par un certain nombre de pays de l'Union européenne aurait des répercussions négatives sur l'ensemble de l'industrie de la finance, freinerait le financement et affecterait l'économie, juge l'ICMA, qui défend l'activité des marchés de capitaux. Selon l'association, il est indispensable que cette taxe, que 11 pays souhaitent mettre en place en janvier prochain, prévoit des exception pour les opérations de tenue de marché ou pour les opérations de prise en pension.

Elle pourrait rapporter des dizaines de milliards d'euros par an

Neuf pays (Italie, Espagne, Autriche, Portugal, Belgique, Estonie, Grèce, Slovaquie et Slovénie) se sont ralliés à l'initiative de Paris et Berlin pour soutenir l'idée d'un prélèvement sur les transactions qui pourrait rapporter des dizaines de milliards d'euros par an. La Commission européenne a esquissé les contours des règles qui encadreront la taxe mais celles-ci doivent encore être adoptées par les pays qui en ont accepté le principe. 

La taxe concernera les transactions réalisées sur les marchés d'actions, d'obligations, de dérivés, sur les prises en pension et les prêts de titres à partir du moment où elles ont un point de départ ou d'arrivée dans l'un de ces onze pays. Le secteur de la prise en pension a accentué lundi son lobbying en publiant un rapport par lequel il tente d'obtenir une atténuation des effets de la taxe en soulignant les effets négatifs qu'elle aurait sur ce marché.