Virgin Megastore: Cinq offres de reprise partielle ont été déposées

DISTRIBUTION Cinq offres ont été déposées auprès du tribunal de Commerce de Parismais un plan social se profile...

C.P. avec agences

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Paris, le 29 janvier 2013 avait lieu une gigantesque manifestation des  salariés de plusieurs usines françaises menacées de fermeture: Virgin,  PSA Aulnay, Candia, Sanofi, Good Year.
Paris, le 29 janvier 2013 avait lieu une gigantesque manifestation des salariés de plusieurs usines françaises menacées de fermeture: Virgin, PSA Aulnay, Candia, Sanofi, Good Year. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Quelle sera l’ampleur des fermetures de magasins et des suppressions de postes? C’est la question que se posent aujourd’hui les 1.000 salariés du distributeur de biens culturels placé en redressement judiciaire le 14 janvier dernier. Après le rejet fin février du plan de redressement de la direction, c’est le scénario d’une vente à la découpe qui semble se dessiner.

Cinq offres ont été déposées auprès du tribunal de Commerce de Paris pour la reprise des magasins de distribution de produits culturels Virgin Megastore, a-t-on appris lundi auprès de la direction, les syndicats évoquant seulement trois offres préservant des emplois.

«Cinq offres, dont quatre franco-françaises et une émanant d'une marque mondiale, ont été déposées. Aucune n'est issue des gens de notre profession (...) je suis très déçue», a déclaré à l'AFP la présidente de l'enseigne, Christine Mondollot, en esquissant la perspective d'un «important plan social», alors que l'enseigne emploie encore 960 salariés dans ses 26 magasins.

Le magasin amiral des Champs-Elysée, qui emploie 184 salariés, n'a fait l'objet d'aucune offre de reprise, a précisé Mondollot.

Vers un plan social

De son côté, l'intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, CGT, FO et SUD) a regretté dans un communiqué que «l'offre la plus conséquente ne porte que sur 11 magasins», employant 285 salariés. L'offre émane de la société d'arts créatifs Rougier et Plé, ont précisé les syndicats.

Ils citent également un projet de reprise pour le magasin de Bayonne et une offre pour le magasin de Barbès. Les syndicats évoquent en outre deux offres de rachat de droit au bail ou de résiliations amiables de baux, mais indiquent que ces projets «ne maintiennent aucun emploi», point sur lequel leur avis diverge avec celui de la direction.

Pour l'intersyndicale, «la situation telle qu'elle se présente ne permettra pas de financer», un plan social. Interrogée sur l'ampleur d'un tel plan à venir, Mondollot a répondu: «Pour l'instant on n'en sait rien. Ce qu'on sait, c'est que nous n'avons pas ce que nous espérions, c'est-à-dire des offres de gens de notre métier qui permettent de sauver un maximum d'emplois».