Paradis fiscaux: Xavier Niel ironise sur la polémique

FISCALITE «Non, je n'ai pas de compte bancaire aux Caïmans», s'est amusé le patron d'Iliad...

B. de V. avec AFP

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Le fondateur d'Iliad (Free), Xavier Niel, a ironisé lundi sur un éventuel investissement dans une société de retraitement d'eaux aux Iles Caïmans, alors qu'il était interrogé sur des avoirs à l'étranger.
Le fondateur d'Iliad (Free), Xavier Niel, a ironisé lundi sur un éventuel investissement dans une société de retraitement d'eaux aux Iles Caïmans, alors qu'il était interrogé sur des avoirs à l'étranger. — Lionel Bonaventure AFP

Si jamais vous vous posiez la question... Le fondateur d'Iliad (Free), Xavier Niel, a ironisé lundi sur un éventuel investissement dans une société de retraitement d'eaux aux Iles Caïmans, alors qu'il était interrogé sur des avoirs à l'étranger.

Xavier Niel a en revanche affirmé sur un ton plus sérieux qu'il ne détenait pas de compte bancaire personnel dans un paradis fiscal. «Est-ce que vous avez des investissements à l'étranger?», lui demande-t-on sur Europe 1.

«Dans le monde entier», répond-il. Et de préciser que ces investissements ont été effectués dans «des start-up».

Si vous cherchez bien...

Celles-ci sont-elles domiciliées dans des paradis fiscaux ? «Si vous cherchez, sûrement... puisque j'ai une boîte qui vend des chaussures en Suisse, donc je suis actionnaire d'une société suisse», a indiqué l'actionnaire du journal Le Monde. Le groupe en question est le site de ventes de chaussures en ligne koala.ch.

Quant aux Iles Caïmans: «Je suis investisseur dans 800 ou 900 entreprises dans le monde, donc il y en a peut-être une aux (Iles) Caïmans qui fait du retraitement d'eaux», a-t-il ensuite ironisé.

«Non je n'ai pas un compte bancaire aux Caïmans»

Retrouvant son sérieux, Xavier Niel a assuré ne détenir aucun compte bancaire personnel dans ce paradis fiscal: «Non je n'ai pas un compte bancaire aux Caïmans», a-t-il dit, rappelant qu'il a déjà été condamné par le passé pour avoir détenu des comptes bancaires dans des pays à la fiscalité «réduite».

Interrogé sur l'affaire Cahuzac, Xavier Niel a jugé que le véritable problème «c'est de s'entendre, de faire partie du même monde. Et, sur la base de ce petit establishment, de jouer un rôle face au grand public».

«Je ne sais pas s'il y a une différence entre les moeurs de la droite et de la gauche dans notre pays. Le vrai problème c'est qu'au fond on pousse les extrêmes à monter et on prend un risque de renverser le système», a dénoncé celui qui est également l'un des actionnaires du journal Le Monde.