Immobilier: Ces villes et régions où les prix baissent le plus

IMMOBILIER Les notaires, puis les agents de Century 21 et Guy Hoquet ont donné leurs chiffres de l’état du marché français. Les prix baissent, mais cela reste disparate...

Bertrand de Volontat

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Jeune femme visitant un appartement avec un agent immobilier.
Jeune femme visitant un appartement avec un agent immobilier. — POUZET/SIPA

Les prix baissent enfin. Ce jeudi, les notaires ont annoncé un recul de 7% en moyenne d'ici mai, dont -4,5% à Paris, où le prix du m² va descendre à 8.080 euros. Guy Hoquet est, lui, bien plus frileux et prévoit une variation comprise entre 0 et -5% pour Paris et les zones tendues, -5% environ sur l'Ile-de-France et entre -7 et -10% dans les zones les moins tendues de province (Bourgogne, Creuse). Assiste-t-on à l’éclatement d’une bulle? C’est trop tôt pour le dire. Le réseau Hoquet rappelle bien que le «marché français est très diversifié et ne peut se résumer à une tendance unique».

Le marché est en effet à plusieurs vitesses. Sur le premier trimestre 2013, pour Guy Hoquet le prix au m² baisse de 1,77% à Paris et de 3,38% en petite couronne. Des chiffres à comparer à ceux de Century 21, qui enregistre déjà -3,4% à Paris (à 8.106 euros). En régions, les plus fortes chutes sont en Paca (-6,2%, là ou Century 21 voit cependant une hausse de 6,2% - ce grand écart reste une exception), dans le Limousin (-12,8%) et en Franche-Comté (-12,7%). L’évolution du prix dans les grandes villes donne également un bon aperçu de la baisse amorcée. La première surprise vient néanmoins de la hausse du prix au m² à Nantes, qui grimpe de 2.695 à 2.888 euros entre les deux derniers trimestres. Ailleurs, Lyon chute de 4,34%, tandis que Tours et Perpignan s’écroulent de 13,7% et 14,59%.

Les prix baissent, mais pas partout

Toutefois, le réseau note que l’écart de prix au m² entre Paris et les villes de moins de 20.000 habitants ne cesse de se creuser, passant de 4.430 euros en 2008 à 5.874 euros en mars. A l’inverse, l’écart de surfaces moyennes de biens vendus diminue, mais cette fois-ci en défaveur de la capitale, qui passe de 46 à 35 m², contre 77 à 98 m² à la province.

Des chutes de prix et des prévisions à prendre avec des pincettes tant l’épisode chypriote et l’instabilité politique française actuelle «pénalisent déjà le marché fin mars, prévient Guy Hoquet. Et l’indice de confiance des ménages reste fondamental dans l’acte d’achat.»

A ce titre, le nombre de transactions est en baisse. En 2013, il y aurait 570.000 compromis de vente enregistrés, soit une baisse de 12% par rapport à l’an dernier (650.000), selon Guy Hoquet. Les notaires notent 750.000 transactions effectuées (un chiffre supérieur mais avec un calcul différent). Mais le réseau Hoquet est résolument optimiste et annonce une reprise du marché anticipée au second semestre. Et pour cause, les taux de crédit devraient se maintenir à un niveau favorable, avant de remonter en 2014, tandis que la capacité d’emprunt pour une mensualité de 1.000 euros pour un remboursement sur 20 ans ne cesse d’augmenter (181.127 euros en mars, +18.000 euros sur un an). D’autre part, les délais de vente diminuent: ils sont actuellement de 43 jours à Paris, contre 52 fin 2012. Enfin, la confiance placée dans le projet de loi Logement et Urbanisme Duflot devrait avoir un rôle important à l’avenir.