Le projet industriel d'ArcelorMittal comporte des «risques»

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Le projet industriel d'ArcelorMittal pour la France comporte des "risques", relève un rapport d'experts présenté jeudi aux représentants des salariés, qui se sont appuyés sur ces conclusions pour demander l'intervention du gouvernement.
Le projet industriel d'ArcelorMittal pour la France comporte des "risques", relève un rapport d'experts présenté jeudi aux représentants des salariés, qui se sont appuyés sur ces conclusions pour demander l'intervention du gouvernement. — Jean-Christophe Verhaegen AFP

Le projet industriel d'ArcelorMittal pour la France comporte des «risques», relève un rapport d'experts présenté jeudi aux représentants des salariés, qui se sont appuyés sur ces conclusions pour demander l'intervention du gouvernement.

Après de précédents rapports déjà critiques de la fermeture programmée des hauts fourneaux mosellans de Florange, en veille depuis 2011, le rapport d'expertise du cabinet Secafi apporte de nouveaux arguments aux syndicalistes, pour certains farouchement opposés à l'arrêt de la filière liquide.

«Tensions en approvisionnement»

Secafi, mandaté par le comité central d'entreprise, liste les «risques» (sur la qualité, la quantité, les délais et l'adaptation de la production) du projet industriel pour la société Atlantique et Lorraine, dont font partie les sites de Florange (Moselle) et Basse-Indre (Loire-Atlantique).

Le cabinet souligne «les tensions en approvisionnement», notamment à Dunkerque, «la saturation des outils au risque de ne plus disposer d'aucune flexibilité, sauf à redémarrer les installations à l'arrêt» et la crainte d'un manque de ressources humaines.

Dans ses conclusions, que s'est procurées l'AFP, Secafi parle de «contraintes industrielles qui individuellement sont surmontables mais, combinées, risquent fortement de conduire à un échec en regard des objectifs assignés...».