La Caisse des dépôts dans le rouge, pour la deuxième fois de son histoire

avec AFP

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L'Etat a fait son entrée, via le Fonds stratégique d'investissement, au capital de Paprec, réussite française du recyclage passée en 17 ans du statut de petite PME à celui de groupe industriel rentable de 3.500 personnes et 700 millions d'euros de ventes.
L'Etat a fait son entrée, via le Fonds stratégique d'investissement, au capital de Paprec, réussite française du recyclage passée en 17 ans du statut de petite PME à celui de groupe industriel rentable de 3.500 personnes et 700 millions d'euros de ventes. — Loic Venance afp.com

La Caisse des dépôts (CDC) a pour la deuxième fois de son histoire terminé une année dans le rouge en 2012, avec une perte nette de 458 millions d'euros creusée par d'importantes dépréciations, a-t-elle annoncé jeudi.

L'institution, vieille de près de 200 ans, avait jusqu'à présent connu une seule fois une perte nette, en 2008. L'an passé, la Caisse a enregistré pour 2 milliards d'euros de dépréciations exceptionnelles, dont 1 milliard pour sa participation dans France Télécom.

Le résultat net récurrent, qui reflète mieux l'activité de la CDC, a pour sa part reculé de 3%, à 1,55 milliard d'euros. Des dépréciations sur la banque franco-belge Dexia (450 millions d'euros) et sur le groupe de transports publics Transdev (200 millions d'euros) ont également pesé sur les résultats de la Caisse des dépôts.

Mais c'est surtout la participation dans France Télécom (d'environ 13,5%), logée dans le Fonds stratégique d'investissement (FSI), qui a plombé son exercice 2012. L'opérateur historique a connu une année noire en Bourse, son cours ayant dévissé de 31% entre fin 2011 et fin 2012.

Le FSI, qui est détenu à 51% par la Caisse des dépôts, avait reçu des participations dans des sociétés publiques pour donner plus d'ampleur à ses fonds propres au moment de sa création en 2008.