La Bourse de Paris fléchit

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La Bourse de Paris a terminé jeudi en baisse (-0,77%), dans un marché déçu par la prudence de la Banque centrale européenne (BCE) et les commentaires peu encourageants de son président sur les perspectives économiques en zone euro.
La Bourse de Paris a terminé jeudi en baisse (-0,77%), dans un marché déçu par la prudence de la Banque centrale européenne (BCE) et les commentaires peu encourageants de son président sur les perspectives économiques en zone euro. — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a terminé jeudi en baisse (-0,77%), dans un marché déçu par la prudence de la Banque centrale européenne (BCE) et les commentaires peu encourageants de son président sur les perspectives économiques en zone euro.

A la clôture, l'indice CAC 40 a cédé 28,80 points pour s'inscrire à 3.726,16 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. Après un début de séance prudent, le marché parisien s'est installé dans le le vert avant de décrocher, lors de la conférence de presse mensuelle de la BCE.

Deux facteurs ont pesé sur la cote: d'une part, la prudence de la BCE qui se borne à «réfléchir» à des mesures de soutien pour doper une économie chancelante et d'autre part, les propos peu encourageants du président de la BCE, confirmant la difficile situation de la zone euro.

Les investisseurs n'attendaient pas une baisse des taux, mais espéraient des mesures fortes de la part de la BCE pour doper l'économie en zone euro. «Mario Draghi s'est contenté d'indiquer qu'il réfléchissait à de telles actions, une déception qui s'est traduite par un mouvement de vente», souligne Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuilles chez Meeschaert Gestion Privée.

Les investisseurs ont également accusé le coup, suite aux propos de M. Draghi qui continue à se montrer inquiet sur la situation économique de la zone euro, indique-t-on à chez Natixis.

En effet, le président de la BCE a dressé un tableau sombre de la situation. «La faiblesse économique s'est poursuivie en début d'année. Une reprise graduelle est attendue dans la deuxième partie de l'année mais sujette à des risques à la baisse», a-t-il déclaré.

Parmi les risques en question, Draghi a mentionné «une demande intérieure plus faible qu'attendu» ou encore des réformes structurelles insuffisantes dans les pays de la zone euro.

Dans ce contexte difficile, les investisseurs se sont livrés à des ventes d'autant qu'ils s'inquiètent également de la situation de l'emploi américain. Le chiffre pour le mois de mars sera annoncé vendredi mais les premiers indicateurs ne sont guère encourageants. Washington a annoncé une nouvelle hausse des inscriptions au chômage dans les derniers jours de mars, pour la troisième semaine de suite et bien supérieure aux prévisions des analystes.

Seul élément favorable, l'adjudication réussie de l'Espagne. La demande a été plus forte que prévu, et les taux sont ressortis en baisse.