Le moral économique des Français reste en baisse

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L'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs s'est à nouveau amélioré en décembre dans la zone euro après une première embellie en novembre qui faisait suite à huit mois consécutifs de baisse, selon des données publiées mardi par la Commission européenne.
L'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs s'est à nouveau amélioré en décembre dans la zone euro après une première embellie en novembre qui faisait suite à huit mois consécutifs de baisse, selon des données publiées mardi par la Commission européenne. — Joel Saget afp.com

Le moral économique des Français a de nouveau baissé en avril, avec 77% se disant «moins confiants» concernant l'avenir de la situation économique de la France, indique jeudi le Baromètre de l'économie BVA pour Axys Consultants publié par Challenges et BFM. L'enquête a été réalisée auprès de 1.013 personnes de 15 ans et plus, les 28 et 29 mars, dans la foulée de l'intervention télévisée de François Hollande du 28 mars.

Le niveau de 77% de Français (+2 points) défiants en l'avenir constitue «un nouveau record de pessimisme depuis l'éalection de Français Hollande», relève le sondage. A l'inverse 21% des disent «plutôt plus confiants» dans l'avenir de la situation économique française. L'indice de confiance s'établit ainsi à -56 (contre -52 en mars). «Le Président n'a pas réussi à inverser cette tendance à la morosité», observe Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, cité dans un communiqué. «Il ne parvient pas non plus à convaincre les Français qu'il tiendra d'ici la fin de l'année 2013 ses engagements réitérés d'inverser la courbe du chômage (seulement 7% le croient) et de ne plus augmenter les impôts pour les classes moyennes et populaires (18%)», poursuit M. Sliman.

Le directeur général adjoint de BVA ajoute qu«en revanche, les Français sont sensiblement plus convaincus depuis son intervention qu'il y parviendra au moins d'ici la fin de son quinquennat» (43% contre 36% en mars). «Autre point de satisfaction pour lui (...) l'accord sur le marché du travail qu'il a promu est toujours largement soutenu, étant perçu comme un bon accord par près de six Français sur dix (58% contre 39%)», selon Gaël Sliman. Par ailleurs, une majorité de Français (54%) considère que l'action des syndicats «contribue à accélérer la hausse du chômage» contre 40% qui pensent que cette action «contribue à limiter la hausse du chômage».