Le Rafale, en compétition en Malaisie, pourrait être assemblé sur place

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L'avion de combat Rafale pourrait être assemblé en Malaisie s'il emportait une compétition serrée pour équiper l'armée de l'air malaisienne, a déclaré mardi à l'AFP le PDG de son constructeur, Dassault Aviation.
L'avion de combat Rafale pourrait être assemblé en Malaisie s'il emportait une compétition serrée pour équiper l'armée de l'air malaisienne, a déclaré mardi à l'AFP le PDG de son constructeur, Dassault Aviation. — Manjunath Kiran AFP

L'avion de combat Rafale pourrait être assemblé en Malaisie s'il emportait une compétition serrée pour équiper l'armée de l'air malaisienne, a déclaré mardi à l'AFP le PDG de son constructeur, Dassault Aviation.

La Malaisie veut acquérir 18 avions de combat pour remplacer des Mig-29 vieillissants.

Sur ce marché, évalué à 3 milliards d'euros par les industriels, le Rafale est en compétition avec le Typhoon, construit par le consortium Eurofighter (formé du britannique BAE Systems, du groupe européen EADS et de l'italien Finmeccanica), le F-18 de l'américain Boeing et le Gripen du suédois Saab.

"On envisage une chaîne d'assemblage en Malaisie, c'est une option", a déclaré le PDG Eric Trappier dans un entretien téléphonique avec l'AFP depuis Langkawi, île du nord de la Malaisie où se tient tous les deux ans un salon aéronautique et de défense.

L'Inde, qui a sélectionné le Rafale l'année dernière pour une commande de 126 appareils, veut en monter 108 sur place. Seuls les 18 premiers seraient assemblés en France si le contrat est finalement signé cette année comme l'espère Dassault.

Sa sélection par l'armée de l'air indienne a renforcé ses chances dans la compétition malaisienne. "C"est sûr que ça joue", a déclaré M. Trappier, selon qui le choix de l'Inde et les négociations en cours sont suivis par tous les pays de la région.

C'est la troisième visite de M. Trappier en Malaisie depuis le précédent salon de Langkawi en décembre 2011 mais ses concurrents ne sont pas en reste. "Ca va bagarrer dur, c'est un marché qui va être disputé", a prédit le PDG.

L'armée de l'air a déjà procédé à des évaluations des différents appareils et un appel d'offres est attendu dans le courant du second semestre, selon des sources industrielles.

La Malaisie, qui privilégie les partenariats industriels, attend d'un tel contrat des retombées pour ses plus grandes sociétés, mais veut aussi développer son tissu de sous-traitants et de PME, selon M. Trappier.

"Le gros de notre action depuis une bonne année, c'est de mettre en place ces partenariats" qui entreront en vigueur si le Rafale est retenu, a-t-il expliqué.

Dassault a signé des accords avec CTRM, spécialiste des matériaux composites, la société Zetro Aerospace, et Sapura, partenaire de longue date de l'électronicien de défense Thales, qui équipe le Rafale, a indiqué le PDG.

Il a également passé des accords avec des organismes gouvernementaux, notamment celui qui suit les compensations qui font partie intégrante des commandes de matériel militaire étranger.

Deux Rafale doivent faire des démonstrations de vols tous les jours du salon de Langkawi, qui se tient de mardi à samedi. La Direction générale de l'armement (DGA), et l'armée de l'air sont représentées par une forte délégation française. La Malaisie a déjà acheté des sous-marins et des corvettes aux chantiers navals français DCNS. "Nous bénéficions d'un soutien politique fort", a souligné M. Trappier.