La Banque du Pirée, troisième banque du secteur de crédit en Grèce, va acquérir les filiales chypriotes en Grèce de Cyprus Bank et de Popular Bank, a-t-on appris vendredi de source bancaire grecque.
La Banque du Pirée, troisième banque du secteur de crédit en Grèce, va acquérir les filiales chypriotes en Grèce de Cyprus Bank et de Popular Bank, a-t-on appris vendredi de source bancaire grecque. — Louisa Gouliamaki AFP

Économie

Grèce: la Banque du Pirée va acquérir les filiales grecques de banques chypriotes

La Banque du Pirée, troisième banque du secteur de crédit en Grèce, va acquérir les filiales chypriotes en Grèce de Cyprus Bank et de Popular Bank, a-t-on appris vendredi de source bancaire grecque.

La Banque du Pirée, troisième banque du secteur de crédit en Grèce, va acquérir les filiales chypriotes en Grèce de Cyprus Bank et de Popular Bank, a-t-on appris vendredi de source bancaire grecque.

Le Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) s'est réuni vendredi après-midi et a choisi ce repreneur grec après un accord entre Athènes et Nicosie pour le sauvetage des filiales grecques des établissements chypriotes, selon la même source.

Cette décision fait suite à un entretien téléphonique vendredi entre le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et le président chypriote, Nicos Anastasiades, donnant le feu vert à «la séparation des agences grecques des banques chypriotes» qui vont être recapitalisées par les banques grecques, elles-mêmes soutenues par l'Europe.

Les trois principales banques grecques, la Banque nationale de Grèce (BNG), première du secteur en cours de fusion avec Eurobank, Alpha bank et la Banque du Pirée, ainsi que Hellenic Postbank, une banque plus petite, avaient manifesté leur intérêt pour cette absorption en début de la semaine.

Le ministère grec des Finances a indiqué que l'opération se fera en coopération étroite avec la Banque centrale de Chypre.

Il s'est félicité dans un communiqué après l'annonce de l'accord gréco-chypriote que cette évolution garantisse «la stabilité» du système bancaire grec et «les dépôts des citoyens du pays dans les banques chypriotes».

Dès le début de la crise à Chypre, le ministre grec des Finances Yannis Stournaras avait indiqué que les banques grecques, qui bénéficient d'une aide UE-FMI pour leur recapitalisation, étaient «prêtes à racheter les agences chypriotes en Grèce».

Les principales banques grecques ont reçu 50 milliards d'euros de la zone euro et du FMI pour mener à bien leur recapitalisation, en cours de bouclage d'ici mai, suite aux pertes qu'elles ont enregistrées lors des opérations d'effacement de dette souveraine imposées par les créanciers.

Le coût du rachat des filiales chypriotes varierait, selon les sources, de un à trois milliards d'euros, estime-t-on de source bancaire.