Chypre doit s'accorder avec l'UE avant tout soutien russe

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Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré vendredi que la Russie "ne fermait pas la porte" à un soutien à Chypre, mais que Nicosie devait d'abord s'accorder avec l'UE pour trouver une issue à la crise.
Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré vendredi que la Russie "ne fermait pas la porte" à un soutien à Chypre, mais que Nicosie devait d'abord s'accorder avec l'UE pour trouver une issue à la crise. — Kirill Kudryavtsev AFP

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré vendredi que la Russie «ne fermait pas la porte» à un soutien à Chypre, mais que Nicosie devait d'abord s'accorder avec l'UE pour trouver une issue à la crise. «Nous n'avons pas fermé la porte», a déclaré M. Medvedev. «Nous sommes prêts à discuter de différentes formes de soutien une fois qu'un schéma définitif aura été élaboré par l'UE et par Chypre en tant que pays membre», a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

«Nous allons continuer à travailler à une solution acceptable pour tous les Etats membres», a déclaré de son côté M. Barroso. «Je pense que si toutes les parties montrent une réelle volonté d'aboutir, une solution sera trouvée», a-t-il ajouté.

Le ministre chypriote des Finances Michalis Sarris a quitté vendredi Moscou, où il était arrivé mardi pour obtenir un assouplissement des conditions du prêt de 2,5 milliards d'euros accordé par Moscou à Nicosie en 2011. Il avait proposé aux Russes des investissements dans les secteurs bancaire et énergétique en échange d'une aide. Mais les investisseurs russes n'ont pas été intéressés par les actifs proposés sur l'île méditerranéenne et le gouvernement russe a fait savoir qu'il se prononcerait sur le crédit de 2011 une fois que Nicosie se serait mis d'accord avec ses bailleurs de fonds européens et le Fonds monétaire international.