La Bourse de Paris prudente avant d'en savoir plus sur Chypre

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La Bourse de Paris a terminé en timide hausse lundi, les investisseurs ayant du mal à interpréter les premiers sondages "sortie des urnes" en Italie et s'inquiétant d'une éventuelle victoire de la droite de Silvio Berlusconi au Sénat.
La Bourse de Paris a terminé en timide hausse lundi, les investisseurs ayant du mal à interpréter les premiers sondages "sortie des urnes" en Italie et s'inquiétant d'une éventuelle victoire de la droite de Silvio Berlusconi au Sénat. — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris évoluait en légère baisse vendredi matin (-0,34%), prudente au vu de la situation à Chypre qui tente de mettre sur pied un nouveau plan de sauvetage avant la date butoir de lundi.

A 9h14, l'indice CAC 40 perdait 12,87 points à 3.761,98 points, après avoir lâché 1,43% la veille.

Risque de faillite

Comme depuis le début de la semaine, Chypre fait la Une de l'actualité sur les marchés, puisque le temps presse pour trouver une solution qui permette au pays d'éviter la faillite.

«Les marchés semblent relativement calmes, compte tenu des risques qui existent sur une sortie de Chypre de la zone euro, mais l'incertitude va continuer à peser sur le moral des investisseurs», expliquent les économistes chez Crédit Agricole CIB.

Le Parlement chypriote a reporté à ce vendredi le vote sur le nouveau plan, qui prévoit une protection des dépôts jusqu'à 100.000 euros et l'instauration d'un fonds de solidarité, aux contours encore très flous. La Banque centrale chypriote a proposé elle en urgence une restructuration du secteur bancaire.

A l'issue d'une nouvelle réunion téléphonique de ses ministres des Finances jeudi soir, la zone euro s'est dite prête à discuter d'une nouvelle proposition de Nicosie, qui doit être validée avant lundi.

De son côté, la Russie a indiqué ne pas être intéressée par les ouvertures de Chypre, qui tentait d'obtenir de l'aide auprès d'elle.

«Les négociations semblent avoir échoué avec la Russie, mais le pire des scénarios, nettement plus négatif qu'une taxe, pour les épargnants russes serait la faillite totale des banques», estiment les économistes du courtier Aurel BGC.

Partie de poker menteur

«La partie de poker menteur commence aujourd'hui et la journée s'annonce volatile sur les marchés», selon eux.

Les investisseurs auront par ailleurs très peu d'indicateurs économiques à se mettre sous la dent en cours de séance, notamment aux Etats-Unis. Ils devront se contenter du baromètre Ifo du moral des entrepreneurs allemands (10h00).

Les valeurs à suivre

Parmi les valeurs, les banques étaient en baisse, signe de la prudence des investisseurs sur le dossier chypriote. BNP Paribas perdait 0,96% à 41,62 euros, Crédit Agricole 0,66% à 6,60 euros et Société Générale 1,31% à 27,77 euros.

Sanofi gagnait 0,36% à 77,60 euros. Le groupe et sa filiale Genzyme ont fait état d'une amélioration ou d'une stabilisation prolongée de l'état des patients bénéficiant de leur traitement contre la sclérose en plaques Lemtrada, dont une demande d'autorisation est en cours d'examen aux Etats-Unis.

Bolloré était en nette hausse (+2,86% à 307,00 euros) après avoir publié un bénéfice net pour 2012 qui a plus que doublé sur un an, à 669 millions d'euros.

Havas, dont Bolloré est le premier actionnaire, était au contraire en baisse (-0,33% à 4,82 euros), malgré un bénéfice net 2012 en hausse de 5%.

Exel Industries perdait du terrain (-1,27% à 44,23 euros), en dépit d'un bond de 28,8% de ses ventes au deuxième trimestre.

NicOx lâchait 1,77% à 3,27 euros après avoir nettement réduit sa perte en 2012, grâce au versement ponctuel de 10 millions de dollars de son partenaire américain Bausch + Lomb.

Recylex perdait 0,83% à 3,59 euros. La société est passée dans le rouge en 2012 avec une perte de 6,6 millions d'euros en raison d'éléments non-récurrents dans un contexte de baisse des cours des métaux.

Enfin, Transgene (-1,41% à 8,37 euros) souffrait en raison de lourdes pertes en 2012.

Euronext (CAC 40)