Entrepreneuriat: «Je ne regrette pas de m'être lancée jeune»

EXCLUSIF Un sondage CSA pour LinkedIn dévoile les envies d’entrepreneuriat des jeunes...

Delphine Bancaud
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Des étudiants de l'ESCP-Europe, qui dispense le 2e meilleur master de management au monde selon le classement 2012 du «Financial Times».
Des étudiants de l'ESCP-Europe, qui dispense le 2e meilleur master de management au monde selon le classement 2012 du «Financial Times». — J. Debellefontaine - ESCP Europe

«Démarrer ma carrière par le salariat aurait été plus confortable, mais j’ai préféré créer mon entreprise dès la fin de mes études», raconte Stéphanie Lanternier, 26 ans. Car, contrairement aux idées reçues, la crise ne freine pas les velléités entrepreneuriales des jeunes.

Selon le sondage réalisé par CSA pour LinkedIn et dévoilé par 20 Minutes, 56 % des étudiants et 50 % des jeunes diplômés ont envie de créer leur entreprise. Une ambition qui est parfois le résultat d’une histoire familiale : «Mes parents l’ont fait dans leur jeunesse et nous ont transmis une vision positive de l’entrepreneuriat», explique Stéphanie.

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Concept novateur

Du coup, lorsqu’à la fin de son mastère entrepreneur à HEC, la jeune femme trouve un concept novateur, elle saisit la balle au bond. «Avec mon frère, nous avons créé en février 2010 TOCoSk, une entreprise qui évalue les compétences bureautiques des étudiants, des salariés et des demandeurs d’emploi.» Une aventure qui a demandé beaucoup d’obstination : «Etant jeunes et ne pouvant présenter aucune garantie financière, il nous était impossible d’obtenir un prêt bancaire. Nous avons donc sollicité des subventions à l’innovation auprès d’Oséo, puis levé des fonds auprès de business angels», se souvient Stéphanie.

Trois ans plus tard, la petite entreprise possède un joli portefeuille de clients (grandes écoles, entreprises…) et compte désormais huit salariés. «L’entreprise n’est pas encore à l’équilibre, mais mon frère et moi pouvons désormais nous rémunérer 2.000 euros brut. C’est très encourageant», confie-t-elle. «Au final, je ne regrette pas de m’être lancée si jeune. Je n’avais pas encore pris des habitudes de salariée et je pouvais me permettre de prendre des risques».

Etude LinkedIn CSA - Les Aspirations Professionnelles Des Jeunes by 20minutesParis