Les jeunes ne veulent pas sacrifier leur vie privée sur l’autel du travail

SOCIAL Le sens même du travail est fragilisé...

Delphine Bancaud

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Deux étudiants s'ennuient en classe.
Deux étudiants s'ennuient en classe. — PureStock/SIPA

La réussite, mais pas à n’importe quel prix. Interrogés sur le sens qu’ils donnent à la réussite professionnelle dans un sondage CSA pour Linkedin et 20 minutes, les étudiants et les jeunes diplômés citent comme deuxième critère le fait de parvenir à conserver un bon équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée.

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Des résultats qui n’étonnent pas Marc Loriol, chercheur en sociologie du travail au CNRS : «Bien qu’avec la crise économique, le fait de posséder un emploi soit fortement valorisé, le sens même du travail est fragilisé. Car les salariés sont davantage mis en concurrence, évalués de manière de plus en plus draconienne...»

Vision plus désabusée

Autre explication selon le sociologue : «certains jeunes ont vu leurs parents malmenés par l’entreprise et en ont une vision plus désabusée. On les a également incités à poursuivre leurs études le plus loin possible, mais ils constatent que cela ne leur garantie pas de trouver un travail. D’où leur volonté de plus tout sacrifier à leur emploi», analyse-t-il.

Un état d’esprit qui pose souvent problème aux recruteurs. « Ils ont du mal à mobiliser les jeunes. Ils ne peuvent souvent les motiver qu’à court terme, via des primes ou des augmentations, mais cela n’est pas toujours possible… ».

Etude LinkedIn CSA - Les Aspirations Professionnelles Des Jeunes by 20minutesParis