La Bourse de Paris termine en baisse, pénalisée par des prises de bénéfices

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La Bourse de Paris a terminé en recul vendredi (-0,71%), pénalisée par des prises de bénéfices dans le sillage du repli de Wall Street et après une statistique nord-américaine moins bonne que prévu.
La Bourse de Paris a terminé en recul vendredi (-0,71%), pénalisée par des prises de bénéfices dans le sillage du repli de Wall Street et après une statistique nord-américaine moins bonne que prévu. — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a terminé en recul vendredi (-0,71%), pénalisée par des prises de bénéfices dans le sillage du repli de Wall Street et après une statistique nord-américaine moins bonne que prévu.

A la clôture, l'indice CAC 40 a lâché 27,55 points pour s'inscrire à 3.844,03 points, dans un volume d'échanges de près de 6 milliards d'euros. Le volume était étoffé en cette séance dite des «quatre sorcières», qui a vu l'arrivée à expiration trimestrielle de quatre types de contrats à terme.

Les autres grands marchés européens ont également terminé en repli: A Londres, le Footsie a reculé de 0,61% et, à Francfort, le Dax a lâché 0,19%. L'Eurostoxx 50 a abandonné 0,69%.

Dès l'ouverture, le marché parisien était dans le rouge, après avoir atteint la veille ses plus hauts depuis 18 mois. Le mouvement de repli, lié à des prises de profits, s'est par la suite accéléré avec l'annonce d'un recul inattendu du moral des ménages en mars aux Etats-Unis.

Cet indicateur est tombé à son niveau le plus faible depuis décembre 2011, alors que les analystes s'attendaient à ce qu'il reste stable par rapport à février.

En l'absence d'actualité dominante sur la zone euro, les places boursières européennes calquent leur évolution sur celle de Wall Street, souligne-t-on dans les salles de marché.

Les investisseurs sur le marché parisien ont pris prétexte de cette déception américaine pour se livrer à des prises de bénéfices, d'autant que la situation en zone euro reste préoccupante et qu'une consolidation serait salutaire pour de nombreux boursiers.

Marc Touati, économiste chez ACDEFI, s'attend à un repli net des marchés boursiers compte tenu de la récession qui sévit sur le Vieux Continent. «Même si les marchés émergents permettent de limiter les dégâts, les cours des groupes du CAC 40 vont être ajustés à la baisse», prévoit-il.

En attendant, le marché parisien reste dans l'ensemble soutenu par l'afflux de liquidités déversées par les banques centrales.

En Europe, la situation de l'Italie a créé une légère tension et les investisseurs ont évité de prendre des positions à l'achat, souligne-t-on chez Natixis.

Le nouveau Parlement a entamé sa session inaugurale vendredi. Le mouvement M5S de Beppe Grillo, qui détient à l'heure actuelle la clé pour la formation d'une majorité avec la gauche au Sénat, ne veut rien entendre. Il a assuré qu'il ne voterait que pour ses propres membres.

Au CM-CIC, on juge inquiétante la situation en Italie en raison d'un «risque de blocage et de la possibilité de nouvelles élections en urgence».

Du côté des valeurs, le secteur des télécoms a été au centre des attentions au lendemain de la décision de l'Autorité des télécoms (Arcep) d'autoriser Bouygues (+2,13% à 22,78 euros) à acheminer la 4G sur ses fréquences 2G. France Télécom a pris 0,44% à 8,50 euros, et Iliad (Free) a perdu 1,63% à 147,45 euros.

Vivendi, propriétaire de SFR, était encore davantage sanctionné (-3,33% à 16,1 euros) alors que l'Américain DirectTV a fait savoir qu'il n'était plus intéressé par le rachat du brésilien GVT.

Ingenico faisait partie des fortes baisses de la cote (-2,91% à 44,64 euros), pénalisé par la cession de la participation de Safran. Le groupe de défense progresse en revanche de 1,72% à 36,10 euros, après avoir vendu 12,57% de sa participation dans le fabricant français de terminaux de paiement.

LVMH a perdu 1,03% à 134,2 euros après qu'une information judiciaire a été ouverte sur les modalités de son entrée dans le capital de Hermès en 2010, à la suite d'une plainte de ce dernier. Hermès cédait 0,50% à 256,3 euros.

Le groupe Rubis a perdu 3,65% à 49,67 euros, pénalisé par une hausse de son niveau d'endettement malgré la croissance de son bénéfice en 2012.

EADS a gagné 1,53% à 42,58 euros. Sa filiale Airbus a remporté une commande géante auprès de Turkish Airlines au lendemain d'un autre contrat annoncé par Lufthansa.

On note également la bonne performance du titre Nexity (+3,65% à 28,7 euros), dans l'attente d'annonces du gouvernement en faveur du logement.

Euronext (CAC 40)