L'Argus dresse un sombre bilan de l'emploi automobile hexagonal

AUTOMOBILE Les temps sont moins durs qu’après la crise de 2009 pour les équipementiers et fournisseurs. Toutefois, les craintes liées à l'emploi sont fortes...

Avec Reuters

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Les perspectives ne sont pas favorables pour les équipementiers automobiles français
Les perspectives ne sont pas favorables pour les équipementiers automobiles français — CHAUVEAU/SIPA

Renault, PSA, l’industrie automobile va mal et les emplois sont en première ligne. En 2012, la production des constructeurs automobiles français dans l’Hexagone s’est effondrée de 16,4% à 1,65 million de véhicules. De plus, avec les baisses cumulées de plusieurs constructeurs, c’est bien toute l’industrie des fournisseurs qui est ébranlée. L’Argus a publié jeudi un dossier sur les craintes liées à l’emploi dans l’automobile.

Chaque emploi supprimé dans l’assemblage peut entraîner la perte de trois ou quatre postes dans ce tissu de partenaires. Au total, ce sont plus de 600.000 personnes qui sont concernées indirectement par l’activité des constructeurs automobiles.

Grands équipementiers, PME de 10 salariés, tout le monde est touché

Les premiers touchés par les soubresauts de l’économie automobile sont les grands équipementiers, comme Faurecia, les effectifs sont passés de 124.000 salariés en 2004 à 83.000 en 2012.

Les secteurs périphériques qui représentent 162.000 emplois -activités mécaniques (68.000), pneumatiques et caoutchouc (33.000), plasturgie (25.000), électronique (20.000), fonderie (15.000) et verre (1.000)- sont également durement touchés.

En 2012, pas moins d’une cinquantaine d’entreprises du secteur automobile employant plus de dix salariés ont été reprises ou ont fermé leurs portes (sur un total de 266 disparitions d’usines tous secteurs confondus).

6.500 postes en jeu?

Mais ce n’est pas tout: en ce début de 2013, une vingtaine d’usines en phase de restructuration, ont été mises sur le devant de la scène, souvent par le biais de leurs syndicats en menaçant plus de 10.000 emplois. Au total ce sont plus de 6.500 postes qui pourraient disparaitre chez les principaux équipementiers du secteur automobile.

PSA va supprimer plus de 11.000 postes et fermer son usine d’Aulnay-sous-Bois d’ici à 2014. Du côté de Renault, ce sont 7.500 postes qui vont disparaître dans les quatre ans à venir. En revanche, aucun site français Renault ne doit fermer et certaines productions seront rapatriées, deux éléments forts de l’accord de compétitivité en direction notamment des travailleurs collatéraux.