La signature de l'accord de compétitivité «marque le retour industriel de Renault en France», selon Montebourg

EMPLOI Comme prévu, l'accord a été signé entre le constructeur et trois syndicats, mais pas la CGT...

avec AFP

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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, le 27 février 2013 à Bercy.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, le 27 février 2013 à Bercy. — V.WARTNER / 20 MINUTES

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn et trois syndicats ont signé mercredi l'accord de compétitivité qui prévoit 7.500 suppressions nettes d'emploi et une augmentation du travail en contrepartie du maintien en activité des usines françaises.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a salué la signature de l’accord «Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France». «Cet accord marque le retour industriel de Renault en France», a-t-il ajouté.

 

Carlos Ghosn, Laurent Smolnik pour Force Ouvrière, Dominique Chauvin pour la CFE-CGC et Fred Dijoux pour la CFDT ont paraphé l'accord au siège du constructeur automobile à Boulogne-Billancourt devant la presse. L'accord permettra au constructeur automobile de réaliser au total 500 millions d'euros d'économies par an, déclare son président dans une interview publiée par Les Echos.

Une augmentation de 6,5% du temps de travail

«Renault et trois de ses organisation syndicales les plus représentatives ont signé un accord qui fera date dans l'histoire des négociations sociales françaises», s'est ensuite félicité le numéro un de Renault. «Il s'agit d'un accord équilibré», a-t-il assuré et «il donne à Renault les moyens de renouer avec la compétitivité en France».

L'accord prévoit notamment une augmentation de 6,5% du temps de travail, une refonte des comptes épargne temps, un gel des salaires en 2013 et 7.500 suppressions nettes d'emploi d'ici fin 2016.

Le constructeur s'est engagé en échange à ne fermer aucune de ses cinq usines dans l'Hexagone et à leur assurer une activité minimum de 710.000 véhicules par an: 630.000 véhicules Renault et 80.000 provenant de partenaires, qui pourraient être Daimler et Nissan.