Les prix à la consommation repartent légèrement à la hausse

INDICATEUR L'Insee a fait état mercredi d'une hausse de 0,3 % en février...

Claire Planchard

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Courses dans un supermarché à Toulouse.
Courses dans un supermarché à Toulouse. — Frédéric Scheiber/20 Minutes

Un frémissement, traditionnel en cette période hivernale, rien de plus. C’est ainsi que l’Insee a présenté mercredi dans un communiqué le léger rebond de 0,3% de l’indice des prix à la consommation observé le mois dernier, après une baisse de 0,5% en janvier.

Des tarifs des services en hausse pendant les vacances

«Habituellement, les prix de certains services augmentent fortement à cette période de l’année, en lien avec les vacances d’hiver», explique l’Insee. Toutefois, l’impact de ces hausses a été plus limité cette année que l’an passé en raison du calendrier tardif des congés scolaires d’hiver.

«Ainsi, les tarifs d’hébergement de vacances ont moins rebondi cette année (+17,2% en février 2013 contre +30,8% en février 2012, -2,4% sur un an). De même pour les prix des voyages touristiques tout compris (+6,5% contre +9,8% en février 2012, +1,8% sur un an) et ceux de l’hôtellerie, des cafés et restaurants (+1% contre +1,6% en février 2012, +2,1% sur un an). Pour la même raison, les tarifs des transports aériens sont en repli en février 2013 (-2,7% contre +1,6 % en février 2012, -1,5 % sur un an)», détaille l’Insee dans son communiqué. Même modération sur les prix des péages et parkings, révisés habituellement en février (+1,3% contre +1,8 % en février 2012, +2% sur un an).

A contre-courant, la guerre tarifaire sur le marché des mobiles a continué à faire baisser les prix des services de télécommunication reculent encore (-2,8%; -15,9% sur un an).

Au total, les tarifs des services sont peu élevés en février cette année, augmentant de 0,2% et de 1,0% sur un an (+1,2% en janvier).

L’énergie flambe toujours

Autre hausse notable: celle des prix de l’énergie (+1,5 %; +2,4% sur un an) «du fait de la poursuite de la hausse des prix des produits pétroliers (+2,5% en février et +0,2% sur un an) dans le sillage des cours du pétrole brut», explique l’Insee.

Dans le détail, les prix du fioul domestique augmentent de 2,8% en février (-0,5% sur un an) et ceux des carburants de 2,6% (prix stables sur un an). Les prix de l’électricité sont inchangés en février (+5,9% sur un an) tandis que ceux du gaz de ville, objets désormais de révisions mensuelles, se replient en février (-0,5% en février, +6,1% sur un an).

Ralentissement pour l’alimentation et les produits manufacturés

A l’inverse, malgré la fin des soldes, la hausse des prix des produits manufacturés a continué à ralentir (+0,1% en février; -0,2% sur un an) «en raison de moindres hausses en sortie des soldes en Métropole cette année». Même ralentissement dans l’alimentation (+0,1% en février après -0,1% en janvier). «Sur un an, ils ralentissent, leur augmentation étant ramenée à 1,7% en février après 2,1% en janvier et 2,3% en décembre.»

Du côté des produits frais, la hausse continue (+0,4% en février), du fait du renchérissement persistant des fruits frais (+2,7% en février, +11,5% sur un an) tandis que les prix des légumes frais reculent de 0,5 % en février (+0,5% sur un an). Pour tous les autres produits alimentaires, la hausse des prix est modérée (+0,1%, +1,1% sur un an) et «due, principalement, aux hausses toujours soutenues des prix des viandes (+0,3% en février, +2,7% sur un an)», précise l’Insee.

Nouvelles taxes obligent, les prix des boissons alcoolisées eux continuent à croître fortement (+0,6% en février, +3,4% sur un an), notamment ceux des bières (+3,1% en février, après +7,5% en janvier et de 11,5% sur un an).