Crash test chez PSA : dix mille postes supprimés

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PSA Peugeot Citroën va se doter d'une deuxième usine de production de voitures en Chine, dans l'espoir de gagner du terrain sur le marché automobile connaissant la plus forte croissance dans le monde.
PSA Peugeot Citroën va se doter d'une deuxième usine de production de voitures en Chine, dans l'espoir de gagner du terrain sur le marché automobile connaissant la plus forte croissance dans le monde. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Le lion tranche dans le vif. Le groupe PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir un train de mesures destinées à faire des économies. Annonce la plus spectaculaire : la suppression de 10 000 postes sur un effectif total de 210 000. A quelques mois de la retraite, Jean-Martin Folz n'a prévu aucun licenciement sec en France. L'ensemble de ces départs sera effectif au 1er janvier prochain. Comment le constructeur automobile parvient-il à ces chiffres ? En France et en Espagne, l'ajustement se traduira par « la réduction de l'appel à l'intérim et aux contrats temporaires ». Au Royaume-Uni, PSA poursuit la fermeture de son usine de Ryton (2 300 personnes). Un bon nombre de ces suppressions d'emplois sont « déjà effectives », affirme le groupe. Autre mesure d'ajustement, la baisse des dépenses de recherche et développement (2,5 milliards d'euros au lieu de 3). Si la Peugeot 207 se vend bien, la 1007 a connu un démarrage plus lent. Elle n'est produite qu'au tiers de la cadence espérée. En Europe, le premier constructeur français paye le recul de ses parts de marchés, en retrait de 0,5 % sur les huit premiers mois de l'année par rapport à 2005.

Edouard Lederer

Les investisseurs ont bien accueilli les mesures d'économies annoncées. A la Bourse de Paris, le titre PSA a clôturé hier en hausse de 5,33 %. En trois jours, l'action a progressé de plus de 6 %.