Petit lexique du Budget

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20minutes.fr vous propose une définition des mots clés pour mieux comprendre

Réforme fiscale :

Présentée en septembre 2005, la réforme fiscale prévoit une baisse de l'impôt sur le revenu, dont le nombre de tranches est passé de six à quatre, avec des taux de 5,5%, 14%, 30% et 40%. Cette mesure s'appliquera à partir de 2007 sur les revenus de 2006.
- Pour être imposable, il faudra gagner plus de 5 514€ par an, et non plus 4 434.
- L'abattement de 20% sera intégré au nouveau barème. Les artisans, professions libérales, agriculteurs, et commerçants (un million de contribuables) vont donc en bénéficier. Idem pour la part des revenus annuels supérieure à 117 920 €. L'abattement de 10% pour frais professionnels est maintenu.
- La réforme instaure un « bouclier fiscal », qui touchera 126 000 foyers fiscaux. La somme de tous les impôts (sur le revenu, la fortune, foncier, taxe d'habitation) ne devra pas dépasser 60% des revenus (salaires, pensions, dividendes et intérêts sur les actions, obligations et bons du trésor et loyers perçus).
Service de la dette :

On appelle « service de la dette » l’ensemble des dépenses que l’Etat consacre au remboursement des intérêts de sa dette. En 2006, le service de la dette est le deuxième poste du budget. Juste derrière l’Education Nationale.

Dette et déficit

Deux notions à ne pas confondre. Lorsque le budget de l’Etat est en déficit, cela signifie que les dépenses ont été plus volumineuses que les recettes.
La dette représente simplement le total des sommes que l’Etat devra payer pour rembourser ses emprunts. Le fait que le déficit ait été réduit d’environ 5 milliards d’euros en 2006 ne signifie donc pas que la dette diminue automatiquement. En revanche, l’Etat a pris la décision d’affecter cette somme au remboursement des intérêts de la dette.