Scandale du cheval: Les ventes de plats surgelés s’effondrent

CONSOMMATION Retraits des produits et désaffection des consommateurs ont continué à faire chuter les ventes du 11 au 17 février, selon une étude du cabinet Nielsen portant sur la 1ere semaine post-«horsegate»...

C.P.

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Lots de Moussaka surgelés Findus.
Lots de Moussaka surgelés Findus. — Christophe Ena/AP/SIPA

La dégringolade des ventes s’intensifie dans les rayons surgelés. C’est ce que révèlent lundi les résultats issus du panel Nielsen ScanTrack, qui traite et analyse les sorties caisses de presque toutes les grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés, hard-discounters alimentaires).

Après un recul de 39% de leur chiffre d’affaires la semaine précédente, les plats cuisinés surgelés à base de bœuf ont ainsi vu leurs ventes en valeur fondre de 45% pour la semaine allant du lundi 11 au dimanche 17 février (comparativement à la même semaine de l’an passé).

Première explication: le retrait progressif des linéaires des produits incriminés à partir du 8 février, bien sûr. Mais pas seulement. «L’impact est même visible au total plats surgelés (-16% en valeur) ainsi qu’au total du rayon surgelés des grandes surfaces (-9%)» note Nielsen,  qui évalue à 1 million d’euros le manque à gagner pour ce segment de marché, «soit près de 300 tonnes, en une seule semaine de ventes».

Les moussakas plus touchées que les lasagnes

Côté recettes, les lasagnes (-45%), pourtant sous le feu des projecteurs, sont relativement moins touchées que les hachis-parmentier (-49%) et les moussakas (-52%). Côté distribution, les marques distributeurs (-38%) résistent mieux que les grandes marques (-50%). «Parmi ces dernières, le recul dépasse 30% pour chacune des marques leaders, qu’elles soient ou non directement citées dans les débats» note Nielsen.

«Parmi les 248 références de plats cuisinés surgelés à base de bœuf, qui étaient vendues la semaine précédente, une trentaine a vu ses ventes baisser d’au moins 80% dès la semaine du 11 au 17 février», souligne Nielsen.