La Bourse de Paris va de l'avant, avant les résultats du scrutin italien

avec AFP

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La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi (+0,18%), à l'issue d'une séance morne avec la fermeture de Wall Street et en l'absence d'actualité économique significative.
La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi (+0,18%), à l'issue d'une séance morne avec la fermeture de Wall Street et en l'absence d'actualité économique significative. — Eric Piermont afp.com

La Bourse de Paris évoluait en nette hausse lundi (+0,74%), insensible à la perte du triple A du Royaume-Uni, dans un marché qui attend avec impatience les résultats des élections en Italie.

A 09H20 (08H20 GMT), l'indice CAC 40 prenait 27,37 points à 3.733,65 points. Vendredi, il avait fortement rebondi de 2,25% à 3.706,28 points, effaçant presque la totalité de ses pertes de jeudi.

Le marché parisien poursuivait sur sa lancée de la fin de semaine dernière "grâce à la hausse des marchés en Asie" lundi, souligne Ishaq Siddiqi, analyste chez ETX Capital, "en dépit des élections en Italie et de la dégradation du Royaume-Uni par Moody's".

L'agence de notation a privé vendredi soir de son triple A le Royaume-Uni dont la note a été abaissée à Aa1 vendredi soir par Moody's en raison de la "faiblesse" de ses perspectives de croissance.

Cette décision "était largement attendue" puisque la note du pays était assortie d'une perspective négative auprès des trois grandes agences, selon l'analyste.

Dans une séance dépourvue de tout indicateur aux Etats-Unis et en zone euro, les investisseurs surveilleront principalement les résultats des élections en Italie qui se tiennent depuis dimanche et où les bureaux de vote ferment à 15H00.

Selon les derniers sondages disponibles, le Parti démocrate part favori mais l'inquiétude grandit concernant l'émergence d'une majorité stable, face à la percée attendue d'un vote protestataire dans un pays en récession.

"La formation d'une coalition stable risque d'être compliquée", préviennent les économistes chez le courtier Aurel BGC, pour qui ce facteur est la principale menace pour les marchés, "plus que le retour aux affaires de Silvio Berlusconi.

"Il est rare qu'une semaine concentre autant de risques pour les marchés", ajoutent les économistes.

Au-delà des élections italiennes, les investisseurs surveilleront mardi le discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke sur fond de craintes quant à un retrait prématuré des mesures de soutien à l'économie.

Vendredi marque enfin la date-limite avant que des coupes drastiques dans les dépenses entrent automatiquement en vigueur aux Etats-Unis, si aucun accord politique n'est trouvé.

Parmi les valeurs, Vivendi prenait 2,65% à 15,86 euros. UBS a relevé sa recommandation sur le titre à "neutre", contre "vendre" auparavant, tandis que le câblo-opérateur Numericable prépare une offre de rachat en numéraire sur la totalité du capital de SFR, a affirmé BFM Business.