Guillaume Pepy remonte dans le train pour réformer le ferroviaire

TRANSPORTS Le président de l'entreprise publique rempile pour cinq ans...

Bertrand de Volontat

— 

Guillaume Pepy, président de la SNCF.
Guillaume Pepy, président de la SNCF. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Sur les rails pour un second mandat. Le ministère des Transports va reconduire l'actuel président Guillaume Pepy au conseil d'administration de la SNCF, lui ouvrant la voie à la présidence de l'entreprise nationale des chemins de fer pour un nouveau mandat de cinq ans. L'énarque, entré dans la compagnie en 1988, devra immédiatement s'atteler à la réforme du secteur ferroviaire français.

Redynamiser l'activité

Cette dernière aura pour ambition de résorber la dette de 32 milliards d'euros du ferroviaire français et de gagner en productivité. Concrètement, la réforme unifiera au sein d'un même pôle public la SNCF et les entités gestionnaires de l'infrastructure ferroviaire (Réseau ferré de France, les cheminots et la Direction de la circulation ferroviaire). Quelque 50 000 salariés seront ainsi regroupés sous la même convention collective au sein du futur gestionnaire unique.

Deuxième chantier, la rentabilité. La SNCF prévoit en effet d'économiser 150 millions sur l'année 2013. La restauration à bord, le TGV à bas coût, les nouveaux programmes iDTGV sont autant de pistes pour redynamiser l'activité TGV. Tout en préparant l'arrivée de la concurrence en 2019.

Autre dossier chaud, le fret dont le train d'activité va être réduit, avec de nombreuses suppressions de postes, craignent les syndicats. Enfin, la SNCF devrait donner la primauté à sa filiale de transports de proximité Keolis. Forte de cinq milliards de revenus, elle sera aussi un atout pour la conquête de l'international.

 

La dette se résorbe

Le bénéfice net de la SNCF s'est élevé à 383 millions d'euros en 2012, contre 125 en 2011. Le chiffre d'affaires, réalisé à 24 % à l'international, a progressé de 3 %, à 33,82 milliards. La dette nette a baissé de près d'un milliard d'euros, à 7,3 milliards.