Bruxelles devrait annoncer une croissance nulle pour la France en 2013

INDICATEUR Du coup, le déficit ne serait plus de 3%, mais plutôt proche de 4% selon les informations d'Europe 1 et de RTL....

M.B.

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Le grand plan pour sauver la zone euro que les dirigeants européens ambitionnent de ficeler mercredi comporte tant d'inconnues que plusieurs experts redoutent des lendemains qui déchantent.
Le grand plan pour sauver la zone euro que les dirigeants européens ambitionnent de ficeler mercredi comporte tant d'inconnues que plusieurs experts redoutent des lendemains qui déchantent. — Georges Gobet afp.com

L'équation se complique pour le gouvernement. Alors que François Hollande a définitivement enterré, mardi à Athènes, la prévision d'une croissance de 0,8% en 2013, la Commission européenne, qui doit dévoiler ses chiffres pour les États membres de l'Union européennes vendredi, table sur un niveau d'activité nulle en 2013 comme en 2012.

«Le taux de croissance serait donc de 0 voire 0,1%, mais pas plus. Conséquence : le déficit sera plus proche de 4% que de 3% du PIB. Une source européenne table sur un déficit un tout petit peu au dessus de 3,5% du PIB», indique Europe 1. De son côté, RTL avance que le trou devrait atteindre 3,6%.

Contactée par 20 Minutes, la Comission européenne n'a pas souhaité faire de commentaire.

Le gouvernement maintient le cap

Dans ce contexte tendu pour les finances publiques, Jean-Marc Ayrault a loué mercredi sa «stratégie» économique, le diptyque réduction des déficits et soutien à la croissance, et mis l'accent sur les investissements, alors que le débat sur la rigueur et les économies budgétaires agite la majorité.

«Nous devons réduire nos déficits et soutenir la croissance. L'un ne peut aller sans l'autre», a déclaré le Premier ministre devant la presse, à l'issue d'un déjeuner qui a réuni l'ensemble de son gouvernement à Matignon. «Notre responsabilité, c'est de ne pas dégrader la croissance pour 2013», a-t-il en particulier souligné, précisant qu'à ce sujet il ne comptait pas agir par «improvisation (...), par à-coup».

 

Surtout, le Premier ministre a voulu mettre l'accent sur «l'ambition» de son gouvernement «en matière d'investissements et d'innovation», en donnant deux exemples: le prêt de 20 milliards d'euros, sur cinq ans, aux collectivités locales pour le financement de leurs investissements, ainsi que la mise en place d'un plan d'accès à l'internet à très haut débit d'un total de «près de 20 milliards» d'euros.