France Télécom limite les dégâts

RESULTATS France Télécom a limité les dégâts face à la guerre des prix...

© 2013 AFP

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France Télécom a limité les dégâts face à la guerre des prix qui a eu lieu en 2012 en France et en Pologne en réalisant un chiffre d'affaires meilleur que les attentes des analystes mais a vu ses bénéfices fondre sous l'effet des dépréciations d'actifs.
France Télécom a limité les dégâts face à la guerre des prix qui a eu lieu en 2012 en France et en Pologne en réalisant un chiffre d'affaires meilleur que les attentes des analystes mais a vu ses bénéfices fondre sous l'effet des dépréciations d'actifs. — Eric Piermont AFP

France Télécom a limité les dégâts face à la guerre des prix qui a eu lieu en 2012 en France et en Pologne en réalisant un chiffre d'affaires meilleur que les attentes des analystes mais a vu ses bénéfices fondre sous l'effet des dépréciations d'actifs.

L'opérateur a réalisé sur l'année écoulée un chiffre d'affaires de 43,5 milliards, en baisse de 3,9% seulement. Son bénéfice net en revanche a été divisé par près de cinq à 820 millions d'euros en données publiées, du fait de dépréciations d'actifs.

En données ajustées, le bénéfice de l'opérateur s'est établi l'an dernier à 3,38 milliards d'euros, soit un plongeon de 30,7% sur un an. Ce montant ne tient pas compte du nouvel accord Temps Partiel Seniors, (-726 millions d'euros net d'impôts en 2012), ni des dépréciations d'actifs en Pologne, en Egypte et en Roumanie.

Le PDG de France Télécom, Stéphane Richard, s'est félicité lors d'une conférence de presse que le groupe ait «strictement tenu ses engagements» d'un flux de trésorerie de 8 milliards d'euros en 2012 dans ce contexte difficile de crise macroéconomique et de «guerre des prix».

Il a ajouté que c'était cette capacité «de résistance et d'adaptation» du groupe lui permettait de maintenir son objectif de flux de trésorerie de 7 milliards pour 2013.

Le PDG ne s'attend d'ailleurs pas à ce que l'année 2013 soit plus facile: «il est évident que tout ce qu'on a vu en 2012 va continuer en 2013: la pression sur le prix du mobile lié à l'intensification de la concurrence et certaines décisions de régulation, comme la baisse du prix du roaming en Europe», a-t-il indiqué.

«Il est apparu nécessaire d'accélérer la mutation du groupe pour s'adapter à la nouvelle structure de marché», a pour sa part souligné le directeur financier, Gervais Pelissier, en indiquant que le groupe s'était donné quatre priorités pour 2013: «la transformation du modèle français, la remise en ordre de la Pologne, l'accélération de la mutualisation en Europe et le développement des résultats d'innovation pour la préservation de la base client et dans une deuxième phase une dynamisation du chiffre d'affaires».

Les ventes ont en effet baissé de 4,1% en Pologne, et le groupe compte y mener en 2013 diverses mesures d'économie dont la suppression de 1.700 postes.

«Les effets de la pression concurrentielle accrue dans les pays européens, notamment en France, sont partiellement compensés par la croissance soutenue des activités en Afrique et au Moyen-Orient (+5,3%) et en Espagne (+3,6%)», a toutefois indiqué le groupe.

Le chiffre d'affaires de la France a chuté de 4,9% pour l'année, s'élevant à 21,4 milliards d'euros. Sur le mobile, le groupe a connu une baisse du revenu moyen par usager de 10% sur l'ensemble de l'année.

Malgré tout, Orange a su résister à la déferlante Free Mobile et la base de clients mobile totale du groupe en France (forfaits et offres prépayées, hors MVNO) est en hausse de 0,4% sur un an, à 27,190 millions de clients au 31 décembre 2012. Le chiffre d'affaires des mobiles a limité son repli à -0,9%.

Selon le groupe, la légère hausse de la base client est due «au rebond des forfaits amorcé au mois de juin grâce au dynamisme des nouvelles offres segmentées». Le nombre de clients aux offres en ligne Sosh s'élève en effet à 794.000 au 31 décembre 2012 tandis que les offres quadruple-play Open (fixe et mobile) atteignent 3,038 millions de clients à cette même date.

Le chiffre d'affaires des services fixes est lui en diminution de 4,0% à 12,3 milliards d'euros, bien que les ventes des services haut débit fixe ait connu une hausse de 5,2% sur l'année.

Le groupe qui s'est récemment séparé de sa participation de 20% dans l'opérateur de télécommunications portugais, Sonaecom, pour un montant pouvant atteindre jusqu'à 113,5 millions d'euros, a également confirmé mercredi un projet d'acquisition en Mauritanie de l'ordre d'une centaine de millions d'euros.