Goodyear: Montebourg promet une réponse écrite au PDG de Titan

POLEMIQUE Le patron américain a taclé les ouvriers et le gouvernement français dans une lettre révélée mardi par «Les Echos»...

avec AFP

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Arnaud Montebourg a assuré mercredi qu'il répondrait par écrit au PDG de Titan international, qui a renoncé à reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord et a adressé une lettre au vitriol au ministre du Redressement productif mettant en cause le travail des ouvriers.
Arnaud Montebourg a assuré mercredi qu'il répondrait par écrit au PDG de Titan international, qui a renoncé à reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord et a adressé une lettre au vitriol au ministre du Redressement productif mettant en cause le travail des ouvriers. — Kenzo Tribouillard AFP

Arnaud Montebourg a assuré mercredi qu'il répondrait par écrit au PDG de Titan international, qui a renoncé à reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord et a adressé une lettre au vitriol au ministre du Redressement productif mettant en cause le travail des ouvriers.

«Il va avoir une réponse, ne vous inquiétez pas! Par écrit c'est mieux», a simplement déclaré Arnaud Montebourg à des journalistes qui l'interrogeaient dans la cour de l'Elysée, où venait de se tenir un séminaire sur les investissements.

Un patron «proche de l'asile psychiatrique»

Dans une lettre adressée à Arnaud Montebourg, dont le journal les Echos publie mercredi une copie, le PDG du groupe américain Titan international Maurice M. Taylor, qui a renoncé à reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord après l'échec de négociations, raille «les soi-disant ouvriers» qui «ne travaillent que trois heures».

«Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça?», lance notamment Taylor à l'adresse du ministre, parlant aussi de «syndicat fou» à propos de la CGT. Le représentant de la CGT, majoritaire à l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, Mickaël Wamen a dénoncé une «insulte totale», jugeant Maurice M. Taylor proche de l'«asile psychiatrique».