BPI: Ségolène Royal devrait être nommée à la vice-présidence

NOMINATION La présidente de la Région Poitou-Charentes Ségolène Royal devrait être désignée jeudi vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), lors de la première réunion du conseil d'administration...

© 2013 AFP

— 

La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal devrait être désignée jeudi vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), lors de la première réunion du conseil d'administration, selon le patron de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet.
La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal devrait être désignée jeudi vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), lors de la première réunion du conseil d'administration, selon le patron de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet. — Patricia de Melo Moreira AFP

La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal devrait être désignée jeudi vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), lors de la première réunion du conseil d'administration, selon le patron de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet.

L'ex-candidate PS à la présidentielle a été nommée par un décret du 18 février au conseil d'administration de la BPI en tant que représentante des régions, au même titre que Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France. Louis Gallois, commissaire général à l'investissement, siégera aussi au conseil.

Mme Royal «sera vice-présidente de la BPI. Je le proposerai au premier conseil d'administration qui se tiendra demain à Dijon», a déclaré sur France Inter Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts et à ce titre président de la BPI.

«Compte tenu de ses capacités en terme de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI», a-t-il estimé.

«Comme c'est un conseil paritaire, le fait qu'il y ait un président homme et une vice-présidente femme est une bonne chose. Et puis c'est un tandem entre un haut fonctionnaire et une grande responsable politique», a poursuivi M. Jouyet.

«C'est une responsable politique de premier plan. Elle a porté ce projet depuis très longtemps», a relevé M. Jouyet.

Lancée au début de l'année, la BPI regroupe les moyens de la Banque publique Oseo, du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et de CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts.

La structure doit disposer d'une capacité d'engagement de l'ordre de 35 à 40 milliards d'euros, selon les déclarations d'une source gouvernementale à l'AFP mi-octobre, pour proposer des financements aux entreprises ainsi que des prises de participation au capital.

«Lorsqu'il y aura des difficultés conjoncturelles, nous ne nous interdisons pas d'intervenir pour (les) résoudre à partir du moment où nous aurons des repreneurs à nos côtés», a indiqué M. Jouyet.

Il avait provoqué un certain émoi en octobre lorsque, interrogé sur une éventuelle intervention de la BPI pour sauver l'usine de Florange (Moselle) d'ArcelorMittal, il avait répondu que «la BPI aura(it) vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux».

«La BPI n'est pas l'Etat et l'Etat dispose d'autres structures qui peuvent justement servir en gros d'hôpital pour les entreprises qui sont les plus malades. Mais ce n'est pas la vocation de la BPI», a expliqué M. Jouyet, ajoutant qu'elle pourrait également participer à des lancements d'entreprises ou encore les aider en matière de trésorerie.

M. Jouyet a précisé que «tous les outils (de la Banque publique d'investissement) fonctionnent déjà» mais «deux éléments sont nécessaires», dont «la mise en oeuvre des apports, leur valorisation» et l'obtention des autorisations nécessaires au niveau européen pour la création de l'établissement bancaire.