Le Crédit Agricole annonce une perte record de 6,5 milliards d'euros en 2012

BANQUE L'établissement a dévoilé un nouveau plan d'économies...

Avec agences

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Le logo du Crédit agricole.
Le logo du Crédit agricole. — JACQUES BRINON/AP/SIPA

Et de deux. Après une perte sèche de 1,47 milliards d'euros en 2011, la banque Crédit Agricole SA a annoncé mercredi une perte nette record de 6,47 milliards d'euros sur son exercice 2012, lesté par une pluie d'éléments exceptionnels déjà déflorés début février. Sans surprise, le conseil d'administration a décidé de ne pas proposer le versement d'un dividende, ce pour la deuxième année de suite également.


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Sur le seul quatrième trimestre, la perte nette de Crédit Agricole SA atteint 3,98 milliards d'euros, soit plus que le consensus d'analystes établi par l'agence Bloomberg, qui tablait sur 3,69 milliards.

650 millions d'euros d'économies

A l'ensemble des éléments exceptionnels est, en effet, venu s'ajouter, début février, le refus de l'administration fiscale de permettre à la banque de déduire la perte constatée sur la cession de sa filiale grecque Emporiki. Cette décision a eu pour effet d'alourdir de 838 millions d'euros l'impact de la cession d'Emporiki, que Crédit Agricole avait chiffré à seulement 706 millions dans la facture de ses exceptionnels. Celle-ci comprenait déjà notamment 2,67 milliards de dépréciations d'écarts d'acquisition (goodwill) et 837 millions liés à la réévaluation de la dette de la banque. «Nous avons tourné la page et profondément transformé le groupe», a déclaré le directeur général, Jean-Paul Chifflet, lors d'une conférence téléphonique.

En marge de la publication de ses résultats, Crédit Agricole SA a annoncé mercredi le lancement d'un nouveau plan portant sur l'informatique, les achats et l'immobilier qui doit permettre d'économiser 650 millions d'euros sur l'ensemble du périmètre de la structure cotée. Le communiqué ne précise pas quel pourrait être l'impact éventuel sur l'emploi. En 2012, la banque avait mené un plan d'adaptation qui avait entraîné la suppression d'environ 2.300 postes au sein de ses filiales CA CIB (banque de financement et d'investissement) et CA consumer finance (crédit à la consommation).