La Grèce manifeste et fait grève contre l'austérité

EUROPE La Grèce était de nouveau frappée mercredi par une grève générale à l'appel des syndicats pour protester contre le plan d'austérité exigé par ses créditeurs de l'UE et du FMI...

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La Grèce était de nouveau frappée mercredi par une grève générale à l'appel des syndicats pour protester contre le plan d'austérité exigé par ses créditeurs de l'UE et du FMI.
La Grèce était de nouveau frappée mercredi par une grève générale à l'appel des syndicats pour protester contre le plan d'austérité exigé par ses créditeurs de l'UE et du FMI. — Angelos Tzortzinis AFP

Médecins, avocats et enseignants font partie des professionnels appelés à débrayer par les centrales syndicales du privé, GSEE, et du public, Adedy.

«Nous luttons pour les conventions collectives, pour que des mesures soient prises pour lutter contre le chômage, et pour sauvegarder nos droits démocratiques», a affirmé la GSEE dans un communiqué.

La GSEE et l'Adedy sont rejoints par le front communiste syndical Pame qui a été le premier à appeler à la grève.

Le principal parti d'opposition, le Syriza (gauche radicale), souhaite de son côté utiliser la grève comme un tremplin pour renverser le fragile gouvernement de coalition droite-gauche modéré du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras.

«La politique implacable du gouvernement Samaras doit conduire à un soulèvement populaire. La grève générale doit être le début de ce soulèvement», a indiqué le parti.

Des manifestations à l'appel d'autres syndicats pourraient avoir lieu plus tard dans la journée à Athènes.

La grève a amené les autorités aéroportuaires à supprimer ou reporter des vols tandis que les hôpitaux devaient fonctionner avec des effectifs réduits.

Les navires resteront à quai ce mercredi, perturbant ainsi la desserte des îles grecques.

Si la plupart des transports publics fonctionneront, tant les bus que les trains seront affectés par les arrêts de travail prévus au cours de la journée.

La troïka attendue cette semaine

Le gouvernement grec estime qu'il n'y a pas d'autre alternative au plan d'austérité adopté cet automne. Il a été exigé par ses créditeurs de l'UE et du FMI, dont les représentants, la troïka, sont attendus la semaine prochaine à Athènes pour en vérifier la mise en oeuvre.

Le respect de ce plan conditionne la poursuite du versement des prêts UE-FMI, censés atteindre d'ici 2014 un total de 240 milliards d'euros. Il devrait permettre de déterminer si Athènes recevra une prochaine tranche de 2,8 milliards d'euros de ses créditeurs en février.

Parmi les obligations envers ses créanciers, la Grèce doit supprimer 25.000 emplois dans le secteur public.

Le gouvernement grec a vu sa majorité parlementaire s'éroder après l'adoption en novembre 2012 d'un plan prévoyant plus de 18 milliards d'euros d'économies d'ici 2016.