Déficit: La révision de l'objectif de 3%, un échec pour 53% des Français

Reuters

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L'abandon de l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB fin 2013 est considéré comme un échec du gouvernement par une majorité des Français, selon un sondage BVA pour CQFD-i

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reconnu mercredi pour la première fois que l'objectif d'un déficit budgétaire ramené de 4,5% du PIB en 2012 à 3% d'ici la fin de l'année ne serait pas atteint en raison d'une croissance «plus faible que prévu».

Pour 53% des Français, la non-réalisation de cet objectif signe l'échec du gouvernement et constitue «la preuve qu'il n'est pas capable de tenir ses engagements en matière de finances publiques».

Marque de «sérieux et honnêteté» pour 44% des sondés

A l'inverse, 44% considèrent que cette décision est le signe du sérieux et de l'honnêteté du gouvernement qui prend ainsi la mesure de la crise le plus tôt possible.
La réduction des déficits apparaît toujours comme une priorité pour une forte majorité des Français. Ils sont 71% à estimer que, malgré la crise, la France doit coût que coûte éviter d'accroître son endettement et son déficit.
Seuls 28% jugent au contraire que face à l'ampleur de la crise, la réduction du déficit et de l'endettement de la France n'est pas une priorité.

Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone et interrogés par internet les 14 et 15 février auprès d'un échantillon de 1.069 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.