Moody's dégrade la note de la maison mère de sa concurrente S&P

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L'agence de notation Moody's a dégradé jeudi de deux crans, à "Baa2", la note de McGraw-Hill, maison mère de sa plus grande concurrente Standard & Poor's, en raison notamment des risques juridiques liés aux poursuites lancées contre elle par les autorités américaines.
L'agence de notation Moody's a dégradé jeudi de deux crans, à "Baa2", la note de McGraw-Hill, maison mère de sa plus grande concurrente Standard & Poor's, en raison notamment des risques juridiques liés aux poursuites lancées contre elle par les autorités américaines. — Emmanuel Dunand afp.com

L'agence de notation Moody's a dégradé jeudi de deux crans, à «Baa2», la note de McGraw-Hill, maison mère de sa plus grande concurrente Standard & Poor's, en raison notamment des risques juridiques liés aux poursuites lancées contre elle par les autorités américaines.

L'abaissement de la note «reflète la perte de bénéfices et de diversité des activités qui résulteront de la finalisation de la vente du pôle éducation de McGraw-Hill» au fonds d'investissement Apollo Global Management pour 2,5 milliards de dollars, censée se conclure au premier trimestre, souligne Moody's dans un communiqué.

Mais il fait aussi suite aux «risques juridiques accrus liés aux récentes poursuites intentées à l'encontre de McGraw-Hill et sa filiale Standard & Poor's Financial Services par le département de la Justice (DoJ) et les procureurs généraux de divers Etats» américains, ajoute l'agence.

Le DoJ a porté plainte début février contre S&P, cherchant à récupérer jusqu'à cinq milliards de dollars au nom des investisseurs ayant été lésés par les notes trop généreuses accordées par l'agence à des produits financiers à risque avant la crise de 2008.

«McGraw-Hill a indiqué qu'ils se défendraient vigoureusement contre les poursuites liées aux notations tout en n'excluant pas de conclure un accord» avec les autorités pour solder les poursuites, a remarqué Moody's.

Mais «une issue défavorable pourrait avoir des implications négatives» sur le groupe, a ajouté l'agence. De plus, «la mobilisation de la direction et les coûts directement liés aux frais de défense peuvent constituer un poids persistant pour la gestion de la société à moyen terme».