La Bourse de Paris termine en légère baisse après des indicateurs contrastés aux USA

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La Bourse de Paris a terminé en légère baisse vendredi (-0,25%), prudente après plusieurs indicateurs économiques contrastés aux Etats-Unis et dans l'attente des conclusions de la réunion du G20.
La Bourse de Paris a terminé en légère baisse vendredi (-0,25%), prudente après plusieurs indicateurs économiques contrastés aux Etats-Unis et dans l'attente des conclusions de la réunion du G20. — Eric Piermont afp.com

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse vendredi (-0,25%), prudente après plusieurs indicateurs économiques contrastés aux Etats-Unis et dans l'attente des conclusions de la réunion du G20.

L'indice CAC 40 a perdu 9,23 points à 3.660,37 points, dans un volume d'échanges de 3,084 milliards d'euros. Il avait déjà lâché 0,78% la veille.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a perdu 0,49% et Londres a terminé presque stable (+0,01%). Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a lâché 0,74%.

Le marché parisien s'est montré hésitant en début de séance, avant de gagner du terrain dans l'après-midi à la faveur de statistiques américaines, puis de faiblir, dans le sillage de Wall Street.

«La prudence a prévalu en fin de séance mais le marché a eu peu de raisons de s'inquiéter à nouveau après la baisse de la veille», souligne Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

Les investisseurs ont bien accueilli la hausse en janvier de l'indice Empire State mesurant l'activité manufacturière de la région de New York qui est revenu en terrain positif pour la première fois depuis juillet. En outre, le moral des ménages s'est amélioré, contre toute attente, aux Etats-Unis.

Seule déception, la production industrielle a reculé en janvier après deux mois de hausse marquée, alors que les analystes attendaient une progression.

Les investisseurs ont surveillé dans le même temps la réunion de deux jours qui a débuté vendredi des pays riches et émergents du G20 à Moscou.

Ces pays vont tenter de mettre fin à la «stagnation» de l'économie mondiale, plombée par la zone euro, dans l'espoir d'écarter la menace d'une «guerre des monnaies» ravivée par le Japon.

«Pour l'instant, aucune grande surprise ne sort du G20, ce qui a peu d'impact sur le marché», note M. Baradez.

Les marchés ont été freinés par la situation économique toujours préoccupante en zone euro et la perspective des élections italiennes les 24 et 25 février, avec la crainte de voir surgir à nouveau Silvio Berlusconi.

L'aggravation de la situation économique en zone euro en fin d'année dernière «rappelle à l'ordre» les marchés et freine l'appétit pour le risque qui avait permis aux indices boursiers de rebondir depuis plusieurs mois, rappellent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

Les investisseurs ont également été prudents avant un jour férié lundi aux Etats-Unis, où les marchés resteront fermés.

Parmi les valeurs, PPR s'est illustré en tête du CAC 40 (+7,63% à 172,00 euros), dopé par les résultats pour 2012, les perspectives encourageantes sur 2013 et la stratégie du groupe de se désengager totalement de la distribution.

Bolloré a bondi (+5,73% à 285,00 euros), grâce à une note favorable du courtier Exane-BNP Paribas.

Renault a signé une nouvelle séance de hausse (+3,47% à 48,12 euros), porté par un relèvement de recommandation par JPMorgan Cazenove.

Technip (+2,00% à 80,02 euros), qui a remporté un contrat en Malaise, a profité d'une note positive de Chevreux.

Publicis a pris 1,81% à 50,00 euros après avoir parachevé la sortie de son concurrent japonais Dentsu de son capital.

Guerbet a grimpé (+6,15% à 129,50 euros), grâce à une bonne nouvelle concernant la future validation aux Etats-Unis de son produit phare pour les examens IRM.

Recylex a pris 2,13% à 3,83 euros, après l'annonce d'une activité plus dynamique que prévu en 2012.

Le marché parisien a été affaibli par le recul des valeurs bancaires, à l'image de BNP Paribas (-1,59% à 46,01 euros), Crédit Agricole (-2,73% à 7,19 euros) et Société Générale (-1,36% à 29,99 euros).

De même, plusieurs poids lourds de la cote ont pesé, comme EDF (-1,84% à 14,68 euros) et Total (-1,15% à 37,30 euros).

Saft a perdu 1,48% à 19,98 euros. Airbus a décidé de renoncer aux batteries au lithium que l'entreprise lui fournissait pour ses futurs long-courriers A350 mais Saft continuer à fournir à l'avionneur les batteries au cadmium qui les remplaceront.

Euronext (CAC 40)