Le groupe Doux, «rentable», pourra se passer des aides européennes

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Le groupe Doux, en redressement judiciaire, est désormais "rentable", a assuré jeudi son Pdg Charles Doux, le directeur en charge du redressement du groupe, Arnaud Marion, estimant même qu'il serait capable à terme de se passer des subventions européennes pour l'exportation de poulets.
Le groupe Doux, en redressement judiciaire, est désormais "rentable", a assuré jeudi son Pdg Charles Doux, le directeur en charge du redressement du groupe, Arnaud Marion, estimant même qu'il serait capable à terme de se passer des subventions européennes pour l'exportation de poulets. — Fred Tanneau afp.com

Le groupe Doux, en redressement judiciaire, est désormais «rentable», a assuré jeudi son Pdg Charles Doux, le directeur en charge du redressement du groupe, Arnaud Marion, estimant même qu'il serait capable à terme de se passer des subventions européennes pour l'exportation de poulets.

«Aujourd'hui, après de nombreux mois d'efforts soutenus, le groupe Doux affiche un nouveau visage», a assuré son PDG lors d'une conférence de presse téléphonique.

«Le groupe va bien, il est maintenant en ordre de marche pour poursuivre son redressement et commencer à rembourser tous ses créanciers», a-t-il insisté, estimant que le plan de continuation du groupe assurera «un avenir rentable et pérenne» à ses 2.380 salariés.

Sur l'épineuse question des subventions européennes octroyées à la France pour l'exportation de poulets et que Bruxelles a récemment diminuées, Arnaud Marion s'est voulu rassurant. A la question de savoir si le groupe pourrait à un moment donné s'en passer, il a répondu par l'affirmative.

«Oui, nous sommes capables de dessiner un avenir pour Doux sans restitutions, dès lors qu'on aura des conditions de marché qui nous permettront d'avoir une saine compétition et compétitivité vis-à-vis des compétiteurs étrangers avec des paramètres économiques normaux», a-t-il poursuivi, expliquant ne pas souhaiter «un euro hyper fort» par exemple.

«En 5 ans, Doux a divisé par plus de 4 le poids des restitutions (subventions, ndlr) à la tonne de poulet, donc ça veut dire que l'entreprise s'y est adaptée», a-t-il assuré.

«On pense que ce n'est pas de l'aide publique que nous devons dépendre, mais d'une performance et d'une compétitivité de la filière», a-t-il estimé.

Placé en redressement judiciaire le 1er juin avec une période d'observation de six mois, le groupe a vu, à sa demande, son pôle frais, déficitaire, liquidé et partiellement repris début septembre, avec la perte d'un millier d'emplois.

L'ancien poids lourd de la volaille se compose désormais uniquement des pôles surgelés et produits élaborés.

Fin novembre sa période d'observation a été prolongée de trois mois jusqu'au 28 février. Un point d'étape est prévu mardi prochain au tribunal de commerce de Quimper. Le groupe souhaite proroger la période d'observation de trois mois supplémentaires, soit jusqu'au 31 mai, a-t-il indiqué jeudi.