Renault reste dans le vert mais voir ses bénéfices fondre en 2012

AUTOMOBILE Le constructeur automobile a publié jeudi un résultat net positif malgré la crise mais a vu la marges opérationnelles de sa branche automobile est négative…

C.P. avec AFP

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Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt le 7 février 2013.
Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt le 7 février 2013. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Le timing est flatteur. Au lendemain de l’annonce d’une pertes historiques de plus 5 milliards d’euros par son concurrent PSA (dont 1,5 milliard  pour la division automobile), le groupe Renault lui affichait jeudi une belle résistante malgré la crise.

Le bénéfice net 2012 du constructeur a pourtant reculé de 15,3% à 1,77 milliard d'euros, incluant une plus-value exceptionnelle de 924 millions tirée de la liquidation de sa participation dans le suédois AB Volvo. Le groupe a aussi profité de la contribution de ses alliés japonais Nissan et russe Avtovaz.

La capacité du groupe à se maintenir dans le vert, à l'inverse de son rival, et ses prévisions pour 2013 ont été salués par les marchés, malgré la chute de ses bénéfices. A la Bourse de Paris, l'action Renault gagnait 5,35% à 45,51 euros à 11H15, dans un marché en repli de 0,3%.

Déficit de 25 millions de la branche automobile

Le bénéfice d'exploitation est ressorti à 122 millions d'euros, contre 1,2 milliard en 2011. Renault a dû passer des dépréciations liées à la dévaluation de la devise iranienne, un de ses gros marchés, des charges de restructuration et 279 millions dus à des perspectives plus sombres pour six de ses véhicules.

La marge opérationnelle de sa branche automobile est passée dans le rouge (-25 millions), mais loin des 1,5 milliard de pertes de PSA.

Renault compte la faire repasser dans le vert cette année. Il table aussi sur un flux de trésorerie positif pour la branche auto, comme cette année et sur des ventes en hausse. Le tout «sous réserve que les marchés européens et français ne soient pas significativement inférieurs au niveau attendu», c'est-à-dire «-3% au mieux» en Europe et de -3 à -5% en France.