Saint-Valentin: La crise plus forte que l'amour?

CONSOMMATION Le 14 février est-il encore un jour qui rime avec dépenses pour les Français?...

Bertrand de Volontat

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Un décoration pour la Saint Valentin.
Un décoration pour la Saint Valentin. — Sipa

Après Noël, le jour de l’An, les soldes, votre portefeuille va-t-il encore craquer? La Saint-Valentin a beau être estampillée chaque année «fête commerciale à éviter à tous prix», elle reste pour beaucoup une tradition pour lequel il faut mettre le prix. Chocolats, fleurs, bijoux, restaurants, les Français en couple ne lésinent pas tout un gardant un œil sur les bons plans.

Pour les commerçants, c’est un jour phare et les réductions sont légions. Tous sans exception se prêtent au jeu. Mais les Français se jettent-ils sur ces promotions?

Les fleurs, un choix jeune

Selon une étude Shiva/Médiamétrie, 43 % des hommes offriront un cadeau à leur partenaire contre 34% des femmes et 20% des Français passeront sur cette «opération purement commerciale». 5% des Français ne s’offriront pas de cadeaux car ils n’en n’ont pas les moyens. Pour les autres, le choix se situe entre tradition et prix ou original pour limiter ses dépenses.

Tout peut commencer par un bouquet de fleurs, et en France 10% des web-acheteurs commandent leur bouquet en ligne, selon une étude PwC. Ils ont en moyenne entre 25 à 34 ans et commandent sur Florajet ou Interflora principalement.

Le restaurant, étape obligatoire?

Puis, le restaurant reste-il une étape obligatoire de la soirée romantique? Deux français sur trois sortent dîner en ville selon MoovCard, la carte de taxi prépayée. De plus, février est traditionnellement le mois le plus fort pour les restaurateurs. Patrick Dalsace, directeur général et fondateur de LaFourchette.com (2 millions de visiteurs uniques par mois) nous le confirme: «Il y a six fois plus de réservations qu’un jeudi traditionnel». En effet ce jeudi, ce jeudi, il y a déjà 20.000 réservations de faites pour le dîner sur ce site, soit un minimum de 40.000 couverts. 

«Et 40% des réservations ont été faites il y a une semaine, ajoute-il. 70% des réservations sont faites par des hommes». 8% oseront le menu à plus de 100 euros, 50% le menu à 50-60 euros. Tout en sachant qu’il s’agit de menus imposés. Malgré la montée en flèche des bons plans originaux, «les traditions perdurent», constate-il.

Mais tout le monde ne se précipite au restaurant. La Saint-valentin se passe à la maison tout en dépensant de manière plus raisonnable pour les petites bourses astucieuses. Des bons conseils pratiques de séduction culinaire (distillés par GQ) aux plats préparés à retirer en boutique (comme sur foodette.fr), tout est bon pour éviter l’addition salée du restaurant. Enfin pour les flemmards et retardataires, Google s’occupe de tout pour vous simplifier la tâche et gérer vos dépenses.

La Saint-Valentin, pas si marquante

Côté bijouterie, difficile de se faire une idée. Le comité Francéclat (Comité Professionnel de Développement de l'Horlogerie, de la Bijouterie, de la Joaillerie) tout comme les fédérations de détaillants ou des professionnels de la bijouterie (boci) ne disposent d’aucune étude spécialisée pour la Saint-Valentin. Par ailleurs, les chiffres du mois de février ne permettent pas de constater un pic des ventes. De même la FEVAD ne réalise aucune étude spécifique pour cette journée pour les achats sur Internet. Preuve aussi que les ventes ne sont pas aussi marquées, tout particulièrement après cinq semaines de soldes (terminées ce mardi). Même son de cloche du côté du Crédoc, «personne n’a jugé nécessaire de nous commander de telles études».  La Saint-Valentin, un jour comme un autre.

>> Et vous, qu’allez-vous dépenser pour ce 14 février? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.