Jérôme Kerviel attaque la Société générale aux prud'hommes

C.B.

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Jérôme Kerviel photographié à Paris, le 27 juin 2012.
Jérôme Kerviel photographié à Paris, le 27 juin 2012. — BERTRAND GUAY / AFP

«Je ne comprends toujours pas le verdict, je n’arrive toujours pas à le digérer.» L’ancien trader Jérôme Kerviel est revenu, ce mardi sur RTL, sur l’affaire qui l’oppose à la Société générale.

Et il a notamment annoncé qu’il avait saisi vendredi le conseil des prud'hommes de Paris. «J’ai été licencié en 2008 pour faute lourde, ce qui implique une volonté de nuire à l’entreprise, ce qui n’a jamais été le cas», avance-t-il, expliquant qu’il ne réclame pas une réintégration au sein de la banque, mais une «expertise pour vérifier le chiffre de 4,9 milliards d’euros».

«J’ai eu des phases de détresse»

D’après la Société générale, c’est la somme que Jérôme Kerviel aurait perdue. Ce que le trader continue de contester: «Les 4,9 milliards d’euros, ce n’est pas une perte Kerviel. Je pense que je n’ai rien perdu dans cette affaire», a-t-il affirmé au micro de Marc-Olivier Fogiel avant de demander à son ancien employeur «4,9 milliards d’euros» de dommages et intérêts.

Kerviel, qui s'est pourvu en cassation, a par ailleurs lancé une pétition et interpellé la garde des Sceaux pour que son procès soit révisé. «J’ai eu des phases de détresse», a-t-il précisé sur RTL, ajoutant qu’il ne travaille pas. «Je n’ai plus le droit d’exercer dans les métiers liés à la finance. Mais j’ai toujours refusé de m’inscrire au chômage». Il dit vivre de la solidarité de sa famille et de ses amis.

L’ex-trader avait été condamné en octobre à trois ans de prison ferme et à 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts.