Enfin de l'action dans le football français

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La Bourse de Paris progressait modestement mercredi, dans l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine sur ses taux directeurs, le CAC 40 prenant 0,17% avec très peu de variations significatives excepté la baisse d'EADS en raison des inquiétudes sur l'A 380.
La Bourse de Paris progressait modestement mercredi, dans l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine sur ses taux directeurs, le CAC 40 prenant 0,17% avec très peu de variations significatives excepté la baisse d'EADS en raison des inquiétudes sur l'A 380. — Jean-Pierre Muller AFP/Archives

Mieux qu'une écharpe et une casquette. Les supporteurs pourraient bientôt acheter des actions de leur club de foot préféré. C'est aujourd'hui que Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse et des Sports, doit présenter en Conseil des ministres un projet de loi permettant aux « clubs sportifs professionnels de faire appel à l'épargne publique ». Un projet bien accueilli par l'élite du football. L'Olympique Lyonnais (OL), plus gros budget de la Ligue 1, court déjà derrière les épargnants. Un premier projet avait été retoqué en 2003. A la fin du mois d'août, le président du club, Jean-Michel Aulas, a annoncé qu'il déposerait un nouveau dossier « avant la fin de l'année ».

Mais l'OL reste un cas à part, et la loi ne devrait pas amener de nombreux clubs en bourse. Les prétendants devront en effet présenter dans leur dossier d'introduction « un projet de développement de leur activité sportive ». Construction d'un stade, développement d'activités commerciales... seules quelques équipes ont les reins assez solides. Et même pour les géants du Championnat, l'opération n'est pas sans risque. « Le sport est économiquement risqué parce qu'il se joue à deux, note Jean-Paul Minquet, professeur de finance à l'ESCP-EAP. Le stade n'est rempli à coup sûr qu'avec deux têtes d'affiche. »

Ailleurs en Europe, on observe un mouvement inverse. Ainsi, Manchester United, champion de la City, a préféré quitter la Bourse en 2004.

Edouard Lederer