Qu'est-ce que l'épargne éthique et l'épargne solidaire ?

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L'euro a franchi jeudi le seuil de 1,25 dollar pour la première fois depuis début septembre 2005, après l'évocation par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, d'une pause dans le resserrement monétaire aux Etats-Unis.
L'euro a franchi jeudi le seuil de 1,25 dollar pour la première fois depuis début septembre 2005, après l'évocation par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, d'une pause dans le resserrement monétaire aux Etats-Unis. — Philippe Desmazes AFP/Archives
L'épargne éthique

L'investissement socialement responsable (ISR)
Ce sont des placements réalisés en fonction de la performance financière des valeurs mais aussi sur la prise en compte de certaines valeurs, telles que le comportement social, humain, écologique ou bien environnemental de l'entreprise.
Les fonds éthiques
La politique d'investissement de ces fonds repose à la fois sur des critères financiers et sur une approche d'ordre moral. La stratégie des gestionnaires consiste à sous-pondérer, voire à exclure des valeurs de sociétés exerçant leur activité dans des secteurs sensibles tels que l'armement, le tabac, l'alcool…
Les fonds de développement durable
Ces fonds sélectionnent les entreprises en fonction de leurs comportements vis-à-vis de l'environnement, de leur politique sociale, de leurs relations avec les fournisseurs et les sous-traitants.

L'épargne solidaire

Plus engagée dans la recherche de responsabilité, l'épargne solidaire permet de financer des opérations dites solidaires, qui ne trouvent pas de financements dans les circuits financiers classiques. Les épargnes solidaires peuvent regrouper des activités d'insertion et création d'emplois, de logement social, des projets de développement Nord Sud, des activités solidaires innovantes tels que le commerce équitable, l'agriculture biologique ou encore des activités de solidarité au quotidien.

Ces deux épargnes offre une large palette de produits financiers qui peuvent prendre la forme de livrets, SICAV, contrats d’assurance vie… L'association Finansol a déjà labellisé une quarantaine de propositions, dont elle présente un tableau récapitulatif sur son site, qu'elle classe en deux familles distinctes :
- les placements de partage où une proportion des revenus générés par l’épargne doit être distribuée sous forme de dons à des organismes solidaires. Ainsi, le particulier souscrit un placement en acceptant qu'une partie des revenus soit reversée à une association de son choix. Il choisit de faire don de 25 %, 50 %, 75 %, voire même 100 % des intérêts. Il reçoit alors un justificatif qu'il pourra joindre à sa déclaration de revenus.
- les produits d'investissement solidaire. Une partie de l’épargne est investie dans des projets solidaires. Pour que l’investissement soit reconnu «solidaire», la loi exige qu'au moins 10 % de son encours soit destiné au financement de projets solidaires (ex : logement de familles en situation précaire, développement d'activités dans les pays du Sud etc.). Quel que soit l'objet de l'emploi des sommes collectées, la transparence est assurée par la publication de la liste exhaustive des prêts accordés chaque année.
Finansol propose d'ailleurs une marche à suivre pour souscrire un produit d'épargne solidaire.

A côté de ces placements individuels, il est possible d'emprunter le créneau de l'épargne salariale. D'ailleurs sur les 116 000 épargnants solidaires en 2003, quelques 65.000 avaient souscrits des produits par le biais de l'épargne salariale. Ce canal de collecte représente 138 millions d'euros sur les 536 millions d'euros collectés à travers les produits d'épargne solidaire, soit près d'un quart.
Sachez enfin que chaque le régime fiscal de l’épargne solidaire varie en fonctions des placements.