iDTGV est-il encore un service low-cost?

TRANSPORTS En faisant de l’année 2013 celle de la montée en gamme, la filiale de SNCF peut-elle encore être considérée comme la compagnie des bons plans?...

Bertrand de Volontat
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Neuf trains de voyageurs sur dix (90%) ayant circulé au premier semestre 2011 sont arrivés à l'heure, c'est-à-dire en-deçà de cinq minutes de retard sur l'horaire prévu, selon le premier Observatoire de la régularité des trains de Réseau ferré de France (RFF), publié jeudi.
Neuf trains de voyageurs sur dix (90%) ayant circulé au premier semestre 2011 sont arrivés à l'heure, c'est-à-dire en-deçà de cinq minutes de retard sur l'horaire prévu, selon le premier Observatoire de la régularité des trains de Réseau ferré de France (RFF), publié jeudi. — Miguel Medina afp.com

Voiture, bus, tablette digitale: la SNCF a bien plus qu'un simple train a offrir. Ce mardi, sa filiale à bas prix iDTGV présentait au cours d’une conférence ses nouveaux produits et projets d’amélioration de ses services. Restauration, encadrement des passagers, tout est passé au peigne fin. De quoi vous faire préférer iDTGV à la 1ère classe TGV, il n’y a plus qu’un pas.

Surtout après une année 2012 où tous les voyants sont au vert. Paul Sessego, le directeur général d’iDTGV, parle de 2012 comme d’«une très bonne année pour iDTGV». Le taux de remplissage de 88% est «supérieur aux meilleurs low-costs aériens. De même le taux de satisfaction-client de 89% est supérieur au secteur qui est en général proche de 80%.»

Recentrage sur les trajets de plus de trois heures

iDTGV va désormais se recentrer sur les trajets de plus de trois heures uniquement. «Sans iDTGV, sur les trajets de plus de 3 heures, 40% auraient pris l'avion ou la voiture, justifie Paul Sessego. iDTGV est là pour affronter la concurrence aérienne et routière». Un véritable renforcement du cœur de métier de la filiale ferroviaire.

Et sur ces tronçons de trois heures, iDTGV a la ferme intention d’offrir une meilleure qualité de service, s’éloignant ainsi des minima low-cost. Premier fondement, la refonte de l'offre de restauration avec un nouveau partenariat avec Groupe Casino Restauration et sa marque «Cœur de blé». La nouvelle offre de restauration iDTGV embrasse trois ruptures: produits frais et services à bord, logistique et économique. «C'est la fin du sandwich SNCF à bord des iDTGV», se ravit le directeur général. Sur l’aspect économique, le point important est qu’iDTGV met fin à la concession et devient 100% responsable de sa restauration. Et le temps d’attente chute: avec un SMS envoyé depuis son siège ou un service à la place en cochant une carte, la queue dans le wagon-bar devrait sensiblement diminuer.

Le porte-à-porte et la digitab pour vous servir

Deuxième évolution, le «porte à porte» qui tend à «fluidifier et animer les trajets», explique Marie-Dominique Lacroix, directrice marketing iDTGV. Déjà plus de 5.000 personnes ont testé avec satisfaction ce voyage. En un achat «simple et rapide» («un clic, un paiement, un billet combiné») et pour 50 euros environ, vous réservez pour votre Paris-Alpe d’Huez (service réservé pour l’heure aux directions vers les stations de ski): une voiture avec chauffeur réservée avec le billet vient vous chercher (19 euros Paris intra-muros, 30 euros petite couronne, 40 euros moyenne couronne, 40 euros+ 1,1 euro/kilomètre grande couronne), le billet de train à 19 euros et le bus qui vous monte à la station, 12 euros.

Une prise en charge loin des caractéristiques du low-cost mais à un prix qui reste correct. Et que pensent les chauffeurs de taxi de cette voiture avec chauffeur? «Il ne s’agit pas du même service. Notre voiture se réserve par anticipation», poursuit le directeur général.

Et les services ne s’arrêtent pas là, il faut aussi compter sur la DigiTab, trouvable à bord et sur iDTGV.com. Il s’agit d’une offre de divertissements (film, lecture, radio) disponible sur une tablette Toshiba AT300 mise à disposition dans les rames (15 par rame) pour 10 euros supplémentaires.

«iDTGV est un laboratoire à innovations et il ne faut pas comparer la 1ère classe SNCF et iDTGV qui n’offrent pas les mêmes services», conclut Paul Sessego.