Le CAC 40 a versé plus de dividendes en 2012

C.P.

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Une assemblée générale des actionnaires face aux dirigeants (ici Vivendi, en avril 2012)
Une assemblée générale des actionnaires face aux dirigeants (ici Vivendi, en avril 2012) — Sipa

L’an dernier, les 40 plus grosses entreprises cotées en bourse ont versé au total 40,9 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit une progression de 5% par rapport à l’an dernier selon les estimations des auteurs de la lettre Vernimmen.net.

«Sur cette somme, 10 % ont été versés en actions », soit 3,985 milliards d’euros, «dont les deux tiers par GDF Suez et le quart par BNP Paribas», précise la lettre. A l’inverse, 32,345 milliards d’euros ont été versés en cash

En matière de rachat d’actions, Vernimenn.net note en revanche en 2012 un recul de 20% des restitutions de liquidités sous cette forme à leurs actionnaires à 4,6 milliards d’euros.

Fortes inégalités au sein du CAC 40

Du côté du palmarès des entreprises les plus actives, le trio de tête reste inchangé: Total, Sanofi et GDF Suez occupent les trois premières places et représentent à elles seules 33% des versements. «Si on ajoute EDF et France Télécom, on atteint avec 5 groupes presque 50% des dividendes. «Comme quoi, même au sein du CAC 40, les inégalités sont criantes!», note Verminnen.net. Suivent dans le top 10 L’Oréal, Axa, Danone, Vinci et LVMH. Puis BNP Paribas, Vivendi, Schneider Electric, Saint Gobain et ArcelorMittal.

A l’autre bout du classement, Crédit Agricole et Société Générale sont les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas verser de dividendes en 2012, Alcatel et Peugeot ayant quitté le CAC 40. «Cela n’est pas dû à leurs mauvais résultats, mais à leur volonté de renforcer de façon certaine leurs capitaux propres pour des raisons prudentielles (Bâle III), ce que l’option du dividende en actions ne permet pas», explique la lettre.

Enfin, autre progression notable: le taux de distribution pour les entreprises du CAC 40 qui ont versé un dividende est de 54 %, au-dessus de sa moyenne historique de 45%. Un taux record qui a une forte probabilité de reculer l’an prochain, selon les auteurs de la note, «car un certain nombre de gros payeurs de dividendes dans des secteurs à maturité ont atteint un niveau de taux de distribution trop élevé compte tenu de leurs investissements à venir et de leurs objectifs de structure financière».

A titre d’exemple, France Télécom a déjà confirmé le principe d’une baisse de son dividende (de 43%) et d’autres groupes pourraient le suivre dans cette voie, comme GDF Suez ou EDF. A l’inverse Crédit Agricole et Société Générale pourraient reprendre en 2013 le paiement d’un dividende.