Hollande devant le Parlement européen: «Faire des économies oui, affaiblir l'économie non»

UNION EUROPEENNE Le président français était à Strasbourg ce mardi pour son premier discours devant les eurodéputés...

avec AFP

— 

Le président français François Hollande a affirmé mardi qu'il fallait faire des économies dans le budget européen, mais "pas affaiblir l'économie".
Le président français François Hollande a affirmé mardi qu'il fallait faire des économies dans le budget européen, mais "pas affaiblir l'économie". — Patrick Hertzog afp.com

«Faire des économies oui, affaiblir l'économie, non», a lancé mardi François Hollande dans un discours devant le Parlement européen, à deux jours de l'ouverture d'un sommet qui s'annonce difficile sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020.

>> A lire également: Hollande demande une politique de change pour l'euro

L'intérêt européen menacé par les intérêts nationaux

Il a décliné quatre principes: «un niveau de dépenses qui préserve les politiques communes», une «politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires mais pour l'ensemble de l'Europe», une «politique agricole qui permette de renforcer une industrie précieuse» et de «respecter l'environnement» et un «cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance».

Le chef de l'Etat français a aussi estimé que «l'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen».

«S'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples», a-t-il mis en garde.

Appel à un «approfondissement économique et monétair»

«Depuis trop longtemps l'Europe doute d'elle même, doute sur ces choix, met trop de temps à prendre des décisions majeures (...) et elle met trop peu de temps à réfléchir à ses orientations et à son architecture d'ensemble», a-t-il dit.

Selon François Hollande, l'Europe «s'honore d'être un grand marché mais le défend mal et laisse sa monnaie vulnérable». «L'Europe est un continent où la croissance est trop faible, où un chômage de masse révèle la profondeur de la crise», a-t-il ajouté.

Il juge que le «moment est venu de lancer le grand chantier de l'approfondissement économique et monétaire». «La France y est prête», a-t-il assuré en plaidant pour «l'intégration» et la «solidarité».