La Commission européenne interdit le rachat de TNT Express par UPS

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La Commission européenne a interdit mercredi le rachat par le géant américain de la messagerie UPS du néerlandais TNT Express, jugeant que l'opération aurait restreint la concurrence dans 15 Etats de l'UE en matière de distribution de petits colis vers d'autres pays d'Europe.
La Commission européenne a interdit mercredi le rachat par le géant américain de la messagerie UPS du néerlandais TNT Express, jugeant que l'opération aurait restreint la concurrence dans 15 Etats de l'UE en matière de distribution de petits colis vers d'autres pays d'Europe. — Marcel Antonisse afp.com

La Commission européenne a interdit mercredi le rachat par le géant américain de la messagerie UPS du néerlandais TNT Express, jugeant que l'opération aurait restreint la concurrence dans 15 Etats de l'UE en matière de distribution de petits colis vers d'autres pays d'Europe.

Crainte de hausse des prix

Cette décision avait été anticipée par UPS, qui a annoncé le 14 janvier avoir renoncé à acquérir TNT Express, une opération qui lui aurait permis de conforter sa place de numéro un mondial.

Seuls quatre acteurs sont présents sur ce marché en Europe (UPS, TNT, DHL et Fedex), et l'opération aurait réduit à trois, voire deux le nombre d'acteurs importants sur ce marché sur le continent, laissant parfois DHL comme seule alternative à UPS, souligne la Commission dans un communiqué.

La Commission a travaillé avec UPS pour trouver des solutions, mais celles-ci «sont restées insuffisantes», a expliqué le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia au cours d'une conférence de presse.

Des blocages exceptionnels

UPS avait notamment tenté de rassurer la Commission en s'engageant à céder des actifs en Europe, pour lesquels le français La Poste, actif sur le marché de la messagerie express via sa filiale DPD, s'était porté acquéreur.

Il est rare que la Commission, gardienne de la concurrence en Europe, interdise purement et simplement des fusions. Elle ne l'a fait qu'une vingtaine de fois en tout. Et il s'agit du troisième refus, sur environ 800 fusions étudiées, depuis que M. Almunia a pris ce portefeuille en 2010, a-t-il souligné.