Des forces spéciales pour protéger l'uranium français au Niger

DEFENSE Elles n'avaient jamais, auparavant, participé directement à la sécurité d'intérêts privés

Avec Reuters
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Photo d'illustration d'hélicoptère de l'armée française.
Photo d'illustration d'hélicoptère de l'armée française. — A. KLEIN / AFP PHOTO

Paris va envoyer des forces spéciales protéger les principaux sites  d'exploitation d'uranium de l'entreprise française Areva au Niger,  a-t-on appris jeudi de source militaire. Selon Le Point.fr, qui a révélé l'information, les forces spéciales  n'avaient jamais, auparavant, participé directement à la sécurité  d'intérêts privés mais la prise d'otages d'In Amenas, en Algérie, a  accru les facteurs de risque.

Le ministère de la Défense et Areva se sont refusés à tout  commentaire. «On ne commente pas les mesures de sécurité», a dit un  porte-parole. Des commandos vont renforcer la sécurité des sites d'Imouraren et  d'Arlit, où cinq des sept actuels otages français du Sahel avaient été  capturés en septembre 2010, précise l'hebdomadaire.

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L'extraction d'uranium au Niger, qui représente environ les  deux-tiers des besoins français, est stratégique pour Areva, tant pour  l'alimentation des centrales nucléaires françaises que pour la vente de  cette matière à ses clients étrangers. Areva emploie environ 2.700 salariés au Niger, dont 98% sont des  Nigériens. Une trentaine d'expatriés travaillent sur les sites  d'Imouraren et Arlit. Une porte-parole d'Areva avait précisé à la mi-janvier que le  gouvernement n'avait pas demandé à l'entreprise de réduire ses effectifs  au Niger, précisant qu'un dispositif de sécurité de haut niveau avait  été mis en place.