Renault: «Il ne doit pas y avoir de chantage» dans la négociation, dit Sapin

SOCIAL Le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré mercredi sur RTL qu'«il ne devait pas y avoir de chantage» dans la négociation entre la direction de Renault et les syndicats sur un éventuel accord de compétitivité...

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Le gouvernement a fait monter au front mercredi deux de ses poids lourds, Pierre Moscovici et Michel Sapin, pour réaffirmer son opposition à tout "chantage" aux fermetures de sites dans la négociation sur un accord de compétitivité chez Renault.
Le gouvernement a fait monter au front mercredi deux de ses poids lourds, Pierre Moscovici et Michel Sapin, pour réaffirmer son opposition à tout "chantage" aux fermetures de sites dans la négociation sur un accord de compétitivité chez Renault. — Bertrand Guay afp.com

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré mercredi sur RTL qu'«il ne devait pas y avoir de chantage» dans la négociation entre la direction de Renault et les syndicats sur un éventuel accord de compétitivité.

Les discussions doivent être «loyales» et «tous les moyens ne sont pas bons» pour négocier, a estimé M. Sapin. Mardi, trois syndicats ont affirmé que la direction du groupe automobile menaçait de fermer deux sites en France si aucun accord de compétitivité n'était trouvé, ce qu'a démenti la direction.

«Je ne suis pas la direction, je ne suis pas dans la négociation. Moi, je fixe des bornes, je dis que cette négociation doit être loyale, elle doit être responsable et tous les moyens ne sont pas bons dans cette négociation», a affirmé le ministre.

«Il ne doit pas y avoir de chantage, il doit y avoir une négociation ferme mais loyale, il y a des solutions et je suis persuadé que cette négociation aboutira à un accord», a-t-il ajouté.

Selon Michel Sapin, «Renault est dans une négociation, c'est la bonne méthode pour trouver des solutions à une situation très dégradée (..) Renault aujourd'hui essaye de faire en sorte de prévenir tout licenciement».

Mardi, l'entourage du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait déjà souligné que les négociations en vue d'un accord de flexibilité au sein du groupe ne devaient pas «s'apparenter à du chantage». La semaine dernière, M. Montebourg avait salué le fait que les «deux lignes rouges» du licenciement et de la fermeture de site n'aient «pas été franchies» après l'annonce par Renault de 7.500 suppressions nettes d'emplois.