Vosges: le sous-traitant automobile TRW en liquidation

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L'usine de sous-traitance automobile TRW de Ramonchamp (Vosges) a été placée jeudi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Epinal, mais un projet de reprise monté par des cadres de l'entreprise sauverait 83 emplois sur 313, a annoncé le groupe.
L'usine de sous-traitance automobile TRW de Ramonchamp (Vosges) a été placée jeudi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Epinal, mais un projet de reprise monté par des cadres de l'entreprise sauverait 83 emplois sur 313, a annoncé le groupe. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN afp.com

L'usine de sous-traitance automobile TRW de Ramonchamp (Vosges) a été placée jeudi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Epinal, mais un projet de reprise monté par des cadres de l'entreprise sauverait 83 emplois sur 313, a annoncé le groupe. «La liquidation a été prononcée avec maintien de l'activité jusqu'au 21 janvier. Une nouvelle audience est prévue le 25 janvier pour faire homologuer la cession des actifs», a expliqué à l'AFP l'avocat des salariés, Me Ralph Blindauer. Selon lui, la nouvelle société, baptisée VT2i, a «de bonnes perspectives de développement, avec un carnet de commandes rempli et un business plan qui prévoit 17 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel».

Le groupe TRW s'est par ailleurs engagé à accorder sa licence gratuitement pendant cinq ans à l'usine de Ramonchamp, c'est-à-dire à lui permettre de produire sous licence ses pièces d'équipement automobile. Elaboré par trois cadres de l'entreprise, le plan de reprise avait été mis à mal le mois dernier, après que Renault refusait de garantir le maintien de son niveau de commandes. «Depuis, le constructeur automobile s'est engagé à nous donner l'essentiel de son marché: c'est une sortie par le haut», s'est réjoui l'avocat. La nouvelle société sera détenue à 70% par trois managers de l'usine et à 30% par les salariés. «Nous sommes parvenus à cette reprise grâce à la mobilisation des salariés et la bonne volonté de tous: c'est historique», a souligné Me Blindauer.

VT2i souhaite entamer une reconversion industrielle et sortir progressivement du secteur de l'automobile. «Un projet de montage de fauteuils pour handicapés est notamment à l'étude», avait indiqué l'avocat en décembre. L'usine vosgienne, située dans une vallée déjà lourdement touchée par la crise et les fermetures d'usines, avait accumulé plus de 29 millions d'euros de dettes depuis trois ans.