Quel est le budget santé annuel moyen des Français?

SOCIAL Il atteint 568 euros. Un chiffre qui masque de profondes disparités selon les âges et les revenus...

M.B.

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Illustration médicaments, le 23 octobre 2009.
Illustration médicaments, le 23 octobre 2009. — PureStock/SIPA

Se soigner coûte décidément très cher. Les Français estiment à 568 euros leur budget santé annuel moyen restant à leur charge (après remboursement de la Sécu et de la mutuelle), selon le dernier baromètre Sofinscope. L’an dernier, il s’élevait à 570 euros.

Facture salée pour les seniors

Mais derrière cette stabilité, les écarts selon les profils se creusent. Les seniors affirment ainsi avoir l’un des budgets les plus conséquents: 1.039 euros, contre 910,7 euros l’an passé, soit un montant près de cinq fois supérieur à ce que déclarent les 18-24 ans, soit 222 euros, contre 255 euros il y a un an.

Le budget varie également selon le revenu des foyers, les classes moyennes (1.000 à 3.500 euros par foyer et par mois) déclarant consommer toujours moins dans le domaine de la santé. En revanche, ceux gagnant plus de 3.500 euros mensuels dépensent plus (1.076 euros contre 844 euros en 2012). Les foyers qui gagnent entre 1.000 et 1.999 euros n’y consacrent plus que 330 euros, contre 455 euros en 2012.

«Evolutions structurelles»

«La moyenne, stable, masque des évolutions structurelles dans les dépenses de santé, les plus aisés dépensant plus, le reste de la population moins», constate l’enquête réalisée par Opinon Way du 2 au 3 janvier 2013, auprès d’un échantillon de 1.012 personnes âgées de 18 ans et plus (méthodes des quotas).

Dans ce contexte, 69% des Français ont recours aux génériques. Et 44% anticipent davantage les coûts qu’ils engageront en faisant réaliser plus fréquemment des devis.

Certains n’hésitent d’ailleurs plus à franchir les frontières pour se soigner à moindres frais, même si le phénomène reste encore marginal. Selon, l’étude, moins d’un Français sur dix s’est déjà rendu dans un autre pays pour acheter des lunettes, lentilles ou autres prothèses (5%) ou des médicaments (5%), et ils sont encore moins nombreux à avoir consulté un spécialiste (3%) ou s’être fait hospitaliser (3%) à l’étranger.