PSA: poursuite de la grève à Aulnay, production «paralysée» selon la CGT

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Le groupe PSA Peugeot Citroën a ouvert mercredi avec les organisations syndicales un cycle de négociations visant à leur faire partager sa vision stratégique et à renforcer le dialogue social pour redresser l'entreprise et préserver son ancrage en France, face à un marché en berne.
Le groupe PSA Peugeot Citroën a ouvert mercredi avec les organisations syndicales un cycle de négociations visant à leur faire partager sa vision stratégique et à renforcer le dialogue social pour redresser l'entreprise et préserver son ancrage en France, face à un marché en berne. — Joel Saget AFP

La grève se poursuivait jeudi matin à l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), paralysant la production, a indiqué la CGT qui avait appelé à ce mouvement entamé la veille.

«La grève s'est renforcée, on a gagné des grévistes (...) on est plus de 300 ce matin», a affirmé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, à l'AFP. «La production est complètement paralysée».

Les grévistes comptent se rendre à 10H30 à une manifestation départementale pour l'emploi, alors que la Seine-Saint-Denis, département pauvre et populaire, perd l'un de ses plus gros employeurs avec la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay (3.000 postes environ), prévue en 2014.

Pendant cette manifestation, «on veut montrer qu'on est en grève et commencer une collecte de soutien financier pour alimenter la caisse de grève», a expliqué M. Mercier.

Contactée par l'AFP, la direction du site a confirmé que l'usine ne tournait pas, mais n'était pas en mesure de chiffrer le nombre de s grévistes dans l'immédiat.

Cette grève «reconductible avec occupation» de l'usine a démarré mercredi. Le syndicat SUD s'y est joint, mais pas le syndicat maison, majoritaire à Aulnay-sous-Bois, le SIA.

Des négociations entre syndicats et direction doivent se tenir ce jeudi sur les mesures d'accompagnement financier pour les salariés qui quitteraient le groupe ou seraient mutés après la fermeture du site.

Le plan de restructuration annoncé cet été par PSA Peugeot-Citroën, qui affirme devoir s'adapter face à la baisse durable des ventes de voitures dans le monde et surtout en Europe, prévoit de supprimer 8.000 emplois, notamment par le biais de la fermeture du site d'Aulnay, auxquels viendront s'ajouter 1.500 suppressions de postes après des départs naturels.